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Anne d’Albis est directrice de recherche au CNRS, à la retraite depuis septembre 2005. Avec 89 publications dans des revues internationales à comité de lecture, une centaine de communications à des congrès et la direction d’une dizaine de thèses à son actif, Anne d’Albis a eu un parcours de chercheur bien rempli.

Contrairement aux attentes et à la tradition familiale dédiée aux sciences politiques et à la diplomatie, elle a été passionnée par le cours de son professeur en sciences naturelles en terminale et opté pour la recherche en sciences du vivant. Sa thèse en biophysique, soutenue en 1968 et consacrée à l’étude des relations structure-fonction d’une enzyme de la digestion, lui a valu en 1969 une invitation de deux mois aux États-Unis à l’université de Cornell.

Elle a ensuite séjourné pendant trois ans à Londres en stage post-doctoral dans l’Unité de biophysique du King’s College dirigée par le prix Nobel Maurice Wilkins (co-lauréat avec Crick et Watson), où elle a abordé l’étude de la myosine, protéine impliquée dans la contraction musculaire et la motilité cellulaire.

Ce sujet deviendra le principal axe de recherche de l’équipe qu’elle a dirigée à son retour de Grande-Bretagne à Orsay (Laboratoire de biologie physicochimique : protéines contractiles) de 1976 à 1995.

Trente deux années plus tard, la diplomatie l’a rattrapée… quand elle a suivi son mari nommé en Afrique du Sud. Changeant alors de casquette, elle s’est tournée vers l’administration de la recherche en devenant le premier représentant du CNRS en Afrique australe, de septembre 1996 à octobre 2001. Nelson Mandela venait d’être élu Président de la « nouvelle » Afrique du Sud et les relations politiques et économiques, mais aussi scientifiques, devaient être rétablies avec ce grand pays. Au cours des cinq années de son mandat, accords, missions et visites ont permis de mettre en place des liens forts et durables et d’initier une coopération de toute première qualité sur des thématiques diverses, comme la biodiversité, la géologie, les maladies infectieuses, la paléontologie, la « bonne gouvernance », etc. L’Afrique du Sud, géant du continent africain, est, selon elle, un « laboratoire vivant », qui doit également permettre à la France une meilleure coopération avec l’Afrique francophone.

Elle a finalement terminé sa carrière au CNRS en devenant directrice adjointe de la DRI, en charge de l’Europe, d’octobre 2001 à fin août 2005. La direction adjointe de la DRI et la responsabilité de l’Europe étaient localisées depuis plusieurs années et jusqu’au printemps 2001 à Bruxelles ; les deux responsables des secteurs Europe de l’Ouest et Europe de l’Est, localisés à la DRI à Paris, avaient quitté leur poste à l’été 2000. Elle a alors contribué à la réorganisation du service, remis à jour et modernisé tous les accords, collaboré avec les départements scientifiques pour la mise en place de nouvelles actions de collaboration, entretenu avec nos partenaires européens des relations fortes et fructueuses. Avec un poste si différent du précédent, impliquant moins de travail « sur le terrain », moins de « science », davantage de gestion, mais tout autant de passion, elle a apporté sa pierre à la mise en place d’un Espace européen de la recherche.

De la recherche à l’administration de la recherche, la deuxième activité ne va pas sans la première, le but ultime d’Anne d’Albis a toujours été de contribuer à une meilleure connaissance du monde qui nous entoure.