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Guy Bertrand, 56 ans, est ingénieur de l’École nationale supérieure de chimie de Montpellier (1975), et docteur ès sciences (1979). Entré au CNRS en 1975, il a été chargé de recherche au Laboratoire « Hétérochimie Fondamentale et Appliquée » de l’université Paul Sabatier jusqu’en 1988, date à laquelle il est devenu directeur de recherche au Laboratoire de Chimie de Coordination à Toulouse. En 1999, il revient à l’université Paul Sabatier pour prendre la direction du laboratoire où il avait effectue sa thèse.

En juillet 2001, tenté par une expérience américaine, il fonde, avec l’aide du CNRS, l’UCR/CNRS Joint Research Chemistry Laboratory à l’université de Californie à Riverside. De 2001 à 2005, il dirigera en parallèle ses deux unités de recherche CNRS, puis décide de se consacrer exclusivement à l’unité mixte internationale de Californie, tout en gardant des contacts étroits avec la recherche toulousaine. Cette relation privilégiée entre les deux laboratoires permet des échanges fréquents d’étudiants en thèse qui peuvent passer jusqu’à un an dans le laboratoire « frère ».

Les recherches de Guy Bertrand sont centrées sur certaines propriétés spécifiques des éléments lourds principaux (bore, silicium, phosphore…), pour répondre à des questions qui sont à la frontière de la chimie organique et inorganique, avec des prolongements dans le domaine des polymères, des matériaux et de la catalyse. Un de ses axes de recherche privilégiés est la synthèse d’espèces chimiques réputées instables.

C’est ainsi que dès 1988, il a préparé les premiers carbènes stables, composés possédant un atome de carbone dicoordonné et divalent. Du fait de leur déficience électronique, ces dérivés n’étaient considérés jusqu’alors que comme des espèces transitoires, observables à des températures de quelques K, ou par des méthodes de spectroscopie ultrarapide. L’accessibilité à des carbènes isolables a permis de transformer leur statut d’entités exotiques en outils puissants pour les chimistes de synthèse. Actuellement, les carbènes sont considérés comme faisant partie des meilleurs ligands pour les catalyseurs organométalliques, et plus de 200 groupes de recherche universitaires et industriels utilisent aujourd’hui ces entités.

Guy Bertrand a été professeur et chargé de cours à l’École Polytechnique, directeur des études du Cnam Midi-Pyrénées, membre du Comité national d’évaluation de la recherche et du Conseil scientifique de l’ENS de Lyon. Il est membre de l’Académie des technologies, de l’Academia Europaea, de l’European Academy of Sciences, de l’Institut de France et Fellow de l’American Association for Advancement of Sciences. Parmi les distinctions qu’il a reçues, on citera l’International Council on Main Group Chemistry Award (1993), le prix Humboldt (1994), la médaille d’argent du CNRS (1998), la Kharasch Lecturership de l’université de Chicago (1998), le Japanese Society for Promotion of Science Award (1999), la Taiwan National Science Research Council Distinguished Lectureship (2003), le Nyholm Prize de la Royal Society of Chemistry (2009-2010), et la Novartis Lecturership at the Scripps Research Institute (2009-2010).

Guy Bertrand
Directeur de recherche au CNRS, Université de Californie Riverside/CNRS Joint research chemistry laboratory