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Points de vue
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CNRS-Rhodia, une collaboration à « forte valeur ajoutée »
Le Complex Fluid Laboratory, l’un des trois laboratoires mixtes CNRS/Rhodia, a été créé en 1996 à Cranbury (New Jersey) et a déménagé par la suite à Bristol (Pennsylvanie) à la fin 2005. Les recherches poursuivies dans ce laboratoire mixte concernent la physico-chimie des solutions aqueuses de polymères et la science des colloïdes. Avec comme idée centrale de trouver des synergies entre les objets organiques et inorganiques issus du savoir-faire de l’entreprise Rhodia (polymères, copolymères, surfactants, nanoparticules inorganiques, etc.) afin de développer des formulations à textures contrôlées et/ou des surfaces fonctionnelles pour des applications dans des domaines aussi variés que la cosmétique, le traitement des surfaces, la production pétrolière ou l’agrochimie.
Durant ces années, j’ai pu développer une thématique de recherche à l’interface entre le monde académique et le monde industriel en bénéficiant de la richesse multiculturelle américaine teintée par un certain pragmatisme anglo-saxon parfois salutaire. En m’inspirant de problématiques concrètes, j’ai poursuivi des recherches fondamentales en liaison étroite avec la partie R&D de l’unité mixte et au-delà des laboratoires d’application de la société Rhodia.
La production scientifique qui oscille entre brevets et publications reflète bien ce positionnement de copolymères à blocks en parfait accord avec la philosophie de ce type de structure. Le positionnement géographique de cette unité a également permis de tisser des liens étroits avec des groupes universitaires nord-américains travaillant dans le domaine de la matière molle, ce qui constitue l’une des motivations principales de ce type de structure en dehors de l’Hexagone. Au-delà, cette situation unique entre systèmes universitaires et industriels américains et monde académique français permet de mieux appréhender leurs codes, leurs contraintes et leurs échelles de temps respectifs. Cette connaissance accrue des divers modes de fonctionnement améliore voire optimise sans nul doute ce type de partenariat, une des clefs essentielles de l’innovation et du passage parfois difficile entre objets de laboratoire et produits développés. Une expérience très enrichissante à tous les points de vue que je conseille vivement à toutes et à tous.
Jean-Paul Chapel
Chargé de recherche au CNRS, Centre de recherches Paul Pascal, Bordeaux






