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Le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) a pour mission de donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé, loi du 6 août 2004. Éclairer les progrès de la science, soulever des enjeux de société nouveaux et poser un regard éthique sur ces évolutions… Telle est la mission du Comité d’éthique qui s’inscrit au cœur des débats de société. Le CCNE stimule sans cesse la réflexion sur la bioéthique [1] en contribuant à alimenter des débats contradictoires au sein de la société sans jamais la confisquer. Un de ses objectifs : faire participer les citoyens à la réflexion éthique et leur permettre de comprendre les enjeux éthiques que soulèvent certaines avancées scientifiques dans le domaine des sciences de la vie et de la santé (évolution de la biométrie, nanotechnologie).

Au-delà du rôle joué par le CCNE, les organismes de recherche ont aussi leurs comités et instances d’éthique, les espaces éthiques régionaux se développent, les comités de protection des personnes se penchent, au niveau régional, sur les projets de recherche biomédicale et les comités d’éthique sur l’utilisation d’animaux dans les recherches sont aussi saisis pour examiner les projets ; les projets européens demandent une analyse précise des dimensions éthiques des recherches proposées et plusieurs organismes internationaux (Unesco, Conseil de l’Europe) et sociétés savantes ont leurs comités ou groupes de travail en bioéthique et toute une production de textes de référence dans ce domaine. Où les chercheurs trouvent-ils leur place dans ce dédale ? Leurs relations avec les comités d’éthique sont-elles de l’ordre de la synergie, l’allergie ou l’anergie ou s’agit-il de mondes parallèles ? Et au-delà des comités et instances comment les chercheurs s’impliquent-ils dans le débat ? L’éthique est-elle au cœur de leur métier ? Est-elle un frein ou un moteur de leur activité ?

Anne Cambon-Thomsen
Directrice de recherche au CNRS, Institut des sciences biologiques, Toulouse


[1] Pour plus d’information, lire le dossier que Le journal du CNRS, n°233 de juin 2009, consacre à ce sujet et également, consulter le site des états généraux de la bioéthique : http://www.etatsgenerauxdelabioethi…