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CNRS - France Télécom : un partenariat majeur
Les liens structurants et multiformes qui unissent le CNRS à France Télécom remontent pratiquement à la naissance du CNET – Centre National d’Étude des Télécommunications – au milieu des années 1940. Si la nature et les thématiques de ce partenariat de longue date se sont transformées au gré des évolutions sociétales, scientifiques et technologiques, le CNRS reste aujourd’hui – et pour l’avenir – un partenaire de référence des Orange Labs et ce, sur l’ensemble du spectre de la R&D en télécommunications.
Un exemple emblématique de la collaboration entre France Télécom et le CNRS est celui des laboratoires communs. Au cours de leur histoire, les deux partenaires ont, à plusieurs reprises, lié les activités de leurs équipes dans différents domaines de recherche.
Dès les années 1950, le CNET et le CNRS se lancent dans le domaine des télécommunications spatiales. Les équipes correspondantes fusionnent ultérieurement pour donner naissance au CRPE – Centre de Recherche en Propagation Électromagnétique –, premier laboratoire commun CNET-CNRS. La complémentarité entre sciences et technologies donne au CRPE une réputation mondiale dans ce domaine de recherche. Des résultats marquants issus de ces activités jalonnent cette période, tels que le premier satellite scientifique français FR-1 ou le sondeur ionosphérique à diffusion incohérente, au milieu des années 1960.
Au milieu des années 1970, nait un autre laboratoire associé – le LA250 –, dans le domaine de la physique. Installé sur le site de Bagneux, il est rejoint par le LMM – Laboratoire de la Matière et des Microstructures – du CNRS. Le CNET et le CNRS travaillent en forte synergie sur de nombreux domaines des sciences et technologies des composants. Parmi les résultats remarquables du laboratoire de Bagneux, on peut citer les travaux menés par Bernard Etienne sur les gaz 2D d’électrons à haute mobilité, qui lui valent à la fin des années 1980 la Médaille d’Argent du CNRS. Ce laboratoire vivra jusqu’en 1998 et la force des liens créés fera qu’au moment de sa dissolution, plusieurs chercheurs du CNET choisiront de poursuivre leur carrière au CNRS, notamment au sein du LPN – Laboratoire de la Physique des Nanostructures.
À la fin des années 1990, la R&D de France Télécom, qui collabore avec le CNRS depuis plusieurs années sur les thématiques liées à l’optique pour les télécommunications, transfère ses activités de recherche vers l’UMR (Unité Mixte de Recherche) FOTON – Fonctions optiques pour les technologies de l’information. Dans ce contexte, une vingtaine de chercheurs du CNET rejoignent la recherche publique. Ce transfert, motivé par les recommandations du rapport Lombard-Khan de 1996, est réalisé dans le cadre de la constitution d’un GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique). Depuis, les collaborations dans le domaine se sont poursuivies de façon continue dans le cadre de contrats de recherche ou de projets coopératifs. Plus récemment, France Télécom et l’UMR FOTON ont manifesté conjointement un intérêt pour la constitution d’un laboratoire commun de recherche. Cette opportunité est aujourd’hui à l’étude.
À la fin de l’année 2008 est lancé le « petit dernier » des laboratoires associés impliquant France Télécom et le CNRS (ainsi que l’Université de Nice) : le CREMANT – Centre de recherche mutualisé sur les antennes intelligentes. Ce laboratoire, qui compte aujourd’hui une soixantaine de personnes, a pour vocation d’innover dans le domaine des objets communicants, des d’antennes intégrées et actives, de la modélisation électromagnétique, ainsi que des antennes directives. Les applications attendues concernent non seulement le domaine des télécommunications, mais également ceux de la télémédecine et de la défense.
Au-delà des laboratoires communs, plusieurs autres modes de collaborations unissent le CNRS et France Télécom. On compte ainsi une cinquantaine de contrats bilatéraux de recherche actifs entre les équipes des Orange Labs et celles du CNRS, sur un large spectre de thématiques allant du codage numérique aux usages des TIC, en passant par la virtualisation des réseaux et des logiciels. Parmi ces contrats, un certain nombre concernent l’encadrement de thèses de doctorat, supervisés du côté académique par des chercheurs des équipes du CNRS.
Les liens entre les deux organismes se tissent également au travers d’actions communes au sein de consortiums tant nationaux qu’européens. Sur les cinq dernières années, le CNRS et Orange ont participé conjointement à pas moins d’une trentaine de projets nationaux et une vingtaine de projets européens, dont une quinzaine de réseaux d’excellence.
Le Conseil Scientifique de France Télécom fait également appel à d’éminents chercheurs issus des laboratoires du CNRS tels qu’Alain Aspect, Pierre-Louis Lions, Guy Pujolle ou Jacques Stern. Réciproquement, plusieurs experts émérites ou seniors des Orange Labs sont ou ont été membres d’instances de pilotage ou d’évaluation de la recherche du CNRS, telles que le Comité national de la recherche scientifique, le Conseil scientifique du département STIC, ou divers comités d’évaluation de laboratoires et d’unités de recherche. Cette fertilisation croisée s’incarne également au sein des GDR (groupements de recherche), animés par le CNRS. Les chercheurs des Orange Labs contribuent activement et de longue date à de très nombreux GDR. À titre d’exemples actuels ou passés, on peut citer les suivants : « Ondes », « Architecture, Systèmes, Parallélisme » (membre du comité du pôle Réseaux & Communications du GDR), « Recherche Opérationnelle » (membre du comité scientifique), « TIC en société » (membre du bureau), « Communication » (animation du GDR, dont le siège était au CNET, et création de la revue « Réseaux », qui devient la revue du GDR), « Psycho-ergonomie ».
Un autre contexte de collaboration est celui des chaires d’enseignement et de recherche financées et animées par France Télécom et ancrées à des laboratoires du CNRS : la chaire sur la sécurité des réseaux de télécommunication avec l’Ecole Normale Supérieure, ainsi que celle sur l’innovation et la régulation des services numériques avec l’École Polytechnique et Télécom Paris Tech.
La richesse et la variété des modes de collaboration entre le CNRS et France Télécom conduisent à la signature en 2005 d’un accord-cadre dont l’objectif était de renforcer et fluidifier l’interactivité entre les équipes de recherche des deux organismes. Aujourd’hui, les deux acteurs travaillent au renouvellement de cet accord, qui portera la stratégie globale du partenariat pour les prochaines années et contribuera à renforcer la synergie entre recherche amont, innovation et transfert technologique.







