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Chapitre 3
À la Libération, Frédéric Joliot-Curie devient directeur du CNRS. © CNRS Photothèque
« À ce désir de changement, exprimé en septembre 1944, s’ajoute également une préoccupation : la place de la France dans le monde de l’après-guerre, comparée à celle des deux grandes puissances que sont les États-Unis et l’URSS. Il est nécessaire, pour la grandeur du pays, de faire preuve de dynamisme dans le domaine de la recherche. Dans le cas contraire, selon les propres termes de Frédéric Joliot-Curie, l’Hexagone pourrait bien devenir une « colonie » : « Il n’y a aucun doute, pour la reconstruction de la France, la science jouera un rôle considérable, ainsi que pour son indépendance. Un pays qui ne crée pas, qui n’apporte pas à l’extérieur des idées, est certainement une colonie. Actuellement, c’est la science qui gagne la guerre, il n’y a pas de doute ; mais il faudra que la science qui gagne la guerre actuellement s’y maintienne. En un mot, ce que je voudrais, c’est créer vraiment la Recherche scientifique, la force recherche scientifique ». »
Extraits de Histoire du CNRS de 1939 à nos jours. Une ambition nationale pour la science, Denis Guthleben. Préface d’André Kaspi, Éditions Armand Colin, 2009, 38 €, 480 p.






