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Conclusions, prospectives - Le mot du directeur général

Alors que le CNRS décline son plan stratégique à l’horizon 2020 à travers son contrat d’objectifs pour les années 2009 à 2013, la commémoration de ses soixante-dix ans nous donne l’opportunité de nous pencher sur ses réalisations, ses découvertes, comme ce qui reste à accomplir, les plus grands honneurs comme les polémiques dont il fait l’objet.

L’Histoire se répète, dit-on. Pour le CNRS, peut-être plus que pour d’autres institutions. Qu’il s’agisse de ses relations avec l’Université, vieux couple avec ses crises, mais couple toujours là, car indispensables l’un à l’autre, ou des relations avec ses tutelles qui n’en finissent pas, depuis l’origine, d’osciller entre désir de le faire disparaître ou inversement de le positionner au centre de la recherche nationale. Ou qu’il s’agisse encore de l’évolution du rôle de ses instances, tel le Comité national, ou de sa structuration en départements scientifiques, en instituts nationaux et maintenant en instituts. Cette organisation nouvelle en instituts s’appuie d’abord sur le réseau national des grandes plateformes expérimentales et des unités de recherche, qu’elles soient propres ou, pour la plupart, mixtes avec les universités, les écoles, les autres organismes, en France, mais également, de plus en plus, à l’international.

À la fois opérateur de recherche et agence de moyens, le CNRS travaille au succès des trois grandes priorités scientifiques définies dans sa stratégie à l’horizon 2020 : faire progresser le front de la connaissance, répondre au mieux aux enjeux planétaires et repousser encore et toujours les limites de la technologie. Se définissant comme explorateur de la science, le CNRS se consacre à la construction d’une interactivité forte entre les disciplines et à des échanges entre pairs ou à destination de différents publics, fédérant ainsi des communautés de pensées et d’actions, à l’échelle nationale d’abord, puis à l’échelle européenne et internationale. De même, par les champs de la connaissance qu’elle a créés, par une ouverture sur le monde qu’elle a initiée et par son impact sur l’économie, la recherche scientifique a prouvé que recherche et technologie n’étaient pas antinomiques, mais se fécondaient l’une l’autre pour constituer le prélude indispensable à notre avenir.

Tandis que se termine cette première décennie du XXIe siècle, le CNRS peut compter sur les valeurs qui ont forgé sa compétence, sa crédibilité et sa réputation internationale : l’excellence du recrutement, la liberté et l’autonomie au service de la créativité du chercheur, la prise de risque en matière de recherche, la conjugaison entre compétition et collaboration pour mener à bien un projet scientifique, l’ouverture aux disciplines nouvelles et la mise en œuvre de l’interdisciplinarité sur le terrain. S’affranchissant des frontières disciplinaires et géographiques, notre établissement constitue une véritable pépinière de talents, sans cesse renouvelés. De ces talents dépend l’avenir de notre recherche scientifique, de nos avancées technologiques, de notre compétitivité économique et de notre richesse culturelle. En un mot, de ces talents dépend notre avenir. Il était juste, qu’à l’occasion des soixante-dix ans du CNRS, un colloque leur soit consacré.

Arnold Migus, directeur général du CNRS