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Robert Chabbal

9 avril 2010

Robert Chabbal, Directeur du CNRS de 1976 à 1979

Le nom de Robert Chabbal est associé à la plupart des évolutions que le CNRS a connues au fil des années 1960 et 1970. Elève de l’ENS, physicien, assistant à la faculté des sciences de Paris puis professeur à la faculté des sciences d’Orsay, il entre en 1958 au Laboratoire Aimé Cotton, dont il prend la direction quatre ans plus tard, lorsque Pierre Jacquinot est appelé à la tête du CNRS. C’est avec lui, dans les bureaux du « LAC », que le nouveau directeur général du Centre prépare cette réforme majeure pour l’organisme qui aboutit, en 1966, à la création des premiers laboratoires associés.

Après avoir siégé au Conseil consultatif de la recherche scientifique et technique, Robert Chabbal prend en 1969 la direction des sciences physiques au CNRS. Cette date marque le début d’une période de grands changements pour l’institution, appelée à devenir, selon le vœu d’Hubert Curien, une "entreprise de recherche". Ces changements se manifestent notamment dans la politique scientifique de l’établissement, au travers de deux de ces sigles que les scientifiques aiment tant : "SPI" et "PIR".

Les "SPI", ou sciences pour l’ingénieur, sont reconnues au sein du CNRS à la faveur d’un rapport rédigé par Robert Chabbal, où il préconise "de sortir du cadre étroit d’une distinction trop schématique entre sciences fondamentales et sciences appliquées". En parallèle, le premier projet de PIR, ou programme interdisciplinaire de recherche, consacré à l’énergie solaire, est défendu par le physicien peu après le choc pétrolier de 1974. "Nous formions une petite équipe persuadée de la nécessité de l’ouverture de la recherche sur le domaine socio-économique, se souvient le physicien. Je pense que c’est le rôle du CNRS, dans la mesure où il a su dans certains secteurs s’imposer comme l’interlocuteur de l’industrie et où il dispose par ailleurs des crédits nécessaires à l’indépendance de ses laboratoires".

Après avoir dirigé pendant un an le PIRDES, Robert Chabbal est nommé à la tête du CNRS, où il poursuit la politique d’ouverture à laquelle il avait contribué pendant dix ans. A son départ, en 1979, il rejoint l’OTAN, au poste de secrétaire général adjoint pour les affaires scientifiques puis, quelques années plus tard l’OCDE, à la tête de la Direction pour la Science, la Technologie et l’Industrie.


Denis Guthleben
Attaché scientifique
Comité pour l’histoire du CNRS