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Les JED 2015 de Clermont Ferrand

18 mai 2015

Comme chaque année, l’école doctorale des sciences de la vie, santé, agronomie, environnement de Clermont-Ferrand organise ses journées scientifiques où les doctorant(e)s ont l’opportunité de présenter l’avancement de leurs travaux de thèse à leurs pairs, ainsi qu’à la communauté scientifique Clermontoise.

Cette année, les journées de l’école doctorale se dérouleront les jeudi 21 mai et vendredi 22 mai 2015.

Consulter le site des JED 2015.

Consulter le programme de l’événement.

Vendredi 22 mai, conférence de clôture, par Denis Guthleben : "La Première Guerre mondiale : un laboratoire à ciel ouvert ?"
La Grande Guerre est souvent présentée comme le premier conflit « scientifique ». Les preuves ne manquent pas, dans tous les domaines. Qu’on songe, parmi tant d’autres exemples, à la radiologie, aux nouveaux antiseptiques et à la chirurgie des « gueules cassées » pour le soin des blessés… au sonar et au repérage acoustique pour la défense en mer ou sur les fronts… et, bien sûr, aux gaz de combat, qui sont restés comme les symboles des atrocités commises dans les tranchées de la « der des ders ». « Il a fallu, sans doute, beaucoup de science pour tuer tant d’hommes, dissiper tant de biens, anéantir tant de villes en si peu de temps », constate justement Paul Valéry au lendemain de la conflagration.
Beaucoup de science… et beaucoup de scientifiques : rares sont les savants qui sont demeurés à l’écart de la guerre. Leur mobilisation a pris différents visages. Certains ont continué d’œuvrer devant leurs paillasses, pour tenter de précipiter la défaite de l’ennemi. D’autres, nombreux, ont revêtu l’uniforme, souvent au prix de leurs vies – en France notamment, où la communauté savante mettra longtemps à se relever de la grande hécatombe de 14-18. Enfin, au travers de leurs écrits et de leurs déclarations, bien des scientifiques ont alimenté la confrontation qui se déroulait au même moment sur le terrain idéologique. Et tous, de part et d’autre, étaient convaincus de parler au nom de la « civilisation », contre la « barbarie » !
L’image d’Épinal d’une "guerre-laboratoire", si elle paraît largement fondée, appelle toutefois des nuances : la Première Guerre mondiale a-t-elle durablement modifié la place des savants dans la société, et l’organisation de la recherche dans les États ou au niveau international ? Surtout, au-delà des nombreuses applications qu’elle a vu naître, a-t-elle engendré de nouvelles découvertes, de nouveaux principes, de nouvelles théories scientifiques ?