Accueil du site > Evénements




Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


2011 Année internationale des forêts

Modifié le 7 juin 2011

Après 2010 et l’année de la biodiversité, les forêts sont à l’honneur en 2011. C’est une suite logique : les écosystèmes forestiers renferment une grande partie de la biodiversité des milieux terrestres, et les services environnementaux qu’ils assurent sont cruciaux pour le bien-être de l’humanité et de la biosphère toute entière.

Edito de l’année internationale des forêts

Par Françoise Gaill, directrice scientifique de l’institut écologie et environnement du CNRS.

Après 2010 et l’année de la biodiversité, les forêts sont à l’honneur en 2011. C’est une suite logique : les écosystèmes forestiers renferment une grande partie de la biodiversité des milieux terrestres, et les services environnementaux qu’ils assurent sont cruciaux pour le bien-être de l’humanité et de la biosphère toute entière. Dans la recherche au niveau international sur les forêts - leur fonctionnement, leur dynamique, la mise en place de leur biodiversité, la conservation et l’utilisation durable de leurs ressources - l’Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS figure au premier plan. Parmi les stations expérimentales qui nous fournissent les données de base sur l’état actuel des forêts et leurs réponses aux changements planétaires, celles mises en place par l’INEE, notamment les stations de Puechabon et l’Observatoire de Haute Provence (O3HP), sont parmi les dispositifs identifiés au niveau mondial pour l’étude de l’évolution des forêts méditerranéennes. L’INEE est aussi présent dans la région intertropicale, où les milieux forestiers renferment une biodiversité exceptionnelle, et où les changements climatiques, en interaction avec les pressions directes exercées par les populations humaines, sont capables de faire basculer le système climatique de notre planète. La station des Nouragues en Guyane fait partie du réseau de stations de la ceinture intertropicale veillant sur le fonctionnement écologique des forêts face aux changements planétaires. Dans cette station, le projet COPAS, qui sera relancé cette année, donnera aux chercheurs l’accès à la canopée, frontière jadis largement cachée. 2011 est également l’année de l’outre-mer, occasion pour souligner que la biodiversité de la Guyane, le Guadeloupe, la Martinique, la Réunion…, autant de bastions tropicaux de l’Europe, constitue un patrimoine biologique exceptionnel et mondialement reconnu. Ces régions sont autant de laboratoires vivants où la France peut jouer un rôle pionnier dans la recherche sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes tropicaux, et comme modèles d’étude de développement durable en ceinture intertropicale. L’INEE s’implique en particulier dans l’étude de la diversité des substances naturelles provenant d’espèces végétales, animales et microbiennes des forêts tropicales comme dans celle de leur utilisation potentielle. Dans sa démarche résolument interdisciplinaire - seule démarche capable de faire face à la complexité du sujet - l’INEE mobilise des chercheurs à l’interface entre sociétés et milieux, par exemple dans le cadre du Groupe de recherche (GDR) « Mosaïque », qui, en déclinant les interactions entre les humains et les arbres domestiqués au passé et au présent, espèrent contribuer à fournir des pistes pour une agriculture durable.

Power-point "La forêt amazonienne" à visionner

PDF - 8.6 Mo

Power-point "Les forêts tropicales" à visionner

PDF - 2.8 Mo