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Stockage des déchets radioactifs, une opération sous contrôle
En réponse aux attentes sociétales et aux impératifs liés à la filière nucléaire, la nouvelle loi de programme de 2006 prolonge les dispositifs de la loi dite « loi Bataille » de 1991 et prévoit la poursuite des recherches sur l’aval du cycle nucléaire orientées suivant trois axes : la séparation-transmutation, le stockage et le conditionnement-entreposage. La principale décision concerne la création d’un site de stockage souterrain de colis de déchets de haute et moyenne activités à vie longue dès 2015, dans la perspective de sa mise en exploitation en 2025.
Ceci implique la modélisation opérationnelle des diverses interactions des éléments sensibles au redox (chimie-transport-rétention) en solution et avec des surfaces métalliques (support des colis) et des matériaux et minéraux naturels ou synthétiques (modèles du milieu géologique)
Dans ce contexte, les chimistes du LAMBE contribuent à la compréhension des phénomènes mis en jeu en vue de démontrer la robustesse des concepts de stockage. Dans leur laboratoire, ils mettent au point des modèles de corrosion et des méthodes de détection et d’analyse performantes et très sensibles (capteurs chimiques, enzymatiques…). Ces outils directs et sélectifs leur permettent de différencier les radionucléides en solution et d’étudier les phénomènes de rétention/adsorption de radioéléments ou de leurs analogues sur des minéraux naturels ou synthétiques.
Cette modélisation adossée à une compréhension mécanistique des processus mis en jeu, ouvre la voie à l’élaboration de nouvelles techniques performantes avec des potentialités d’application en dehors du nucléaire, notamment dans des procédés de dépollution pour des sites industriels.
Laboratoire Analyse et Modélisation pour la Biologie et l’Environnement, CNRS-CEA-Université d’Évry
