Accueil du site > La chimie au CNRS : un savoir-faire maison > Le garage




Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Haro sur la pollution !

Diminuer la pollution en détruisant les composés organiques volatils (COVs), les oxydes d’azote (NOx) issus de l’échappement des véhicules et des usines, les pesticides, le monoxyde de carbone (CO) ? Éliminer les odeurs (chimiques, humaines ou animales), les produits chimiques polluants ou toxiques, les microorganismes (bactéries, virus, spores, champignons, moisissures…) ? C’est désormais possible grâce à un procédé adapté et optimisé par des chimistes strasbourgeois et qui repose sur une réaction de photocatalyse hétérogène utilisant du dioxyde de titane (TiO2) comme photocatalyseur.

Cette photocatalyse hétérogène minéralise un très large éventail de composés organiques (alcanes, alcools, aromatiques, molécules soufrées, phosphorées, azotées…) à température ambiante. Une fois le dioxyde de titane mis au contact des revêtements contenant les agents à dégrader, le procédé se déclenche sous la seule action de l’oxygène et de l’humidité ambiants et sous exposition à la lumière. Suivant la nature du TiO2, on peut utiliser la lumière UV-A, visible ou simplement la lumière solaire. Comme les particules de TiO2 ne participent pas directement à la réaction, elles ne sont pas consommées et restent stables et efficaces sur le long terme.

Ce type de photocatalyse à base de dioxyde de titane a d’ores et déjà beaucoup d’applications à son actif. Outre le développement de dispositifs de traitement de l’air, elle sert notamment à la mise au point de revêtements intérieur ou extérieur : vitrages autonettoyants, bétons autonettoyants, textiles autonettoyants, anti-odeurs et biocides, plâtres et peintures anti-salissures, dépolluantes et anti-allergènes.

Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse, CNRS-Université Strasbourg 1