Accueil du site > La chimie au CNRS : un savoir-faire maison > Le jardin




Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Le biomimétisme : innover, c’est tout naturel !

Le biomimétisme est une démarche en trois étapes :

  • détecter des phénomènes spécifiques à certains matériaux naturels ;
  • comprendre le lien entre la nature physico-chimique et la structure d’un tel matériau d’une part et la propriété qu’il exprime d’autre part ;
  • enfin, le reproduire en utilisant les méthodes, chimiques entre autres, de l’élaboration de matériaux. On connaît l’exemple des surfaces non-mouillables, inspirées par le relief tourmenté des feuilles de nénuphar, qui servent à produire des matériaux plus faciles à nettoyer. Portée par les préoccupations écologiques, est récemment venue s’ajouter la notion du « juste ce qu’il faut », qui restait l’apanage des matériaux naturels : n’utiliser que les matières premières et l’énergie strictement nécessaires à l’élaboration du matériau. Ainsi, la diatomée, cette algue microscopique, n’utilise pour fabriquer son squelette en verre que les molécules d’acide silicique diluées dans l’eau de mer, sans apport d’énergie sous forme de chaleur. Le procédé sol-gel [1] d’élaboration des verres en est directement inspiré. Il permet par exemple de munir les vitres et les panneaux photovoltaïques de revêtements anti-reflets qui laissent passer davantage de lumière. Plus avant, la biologie pénètre dans les laboratoires de chimie. En utilisant sa chimie spécifique et les méthodes d’auto-assemblage dont elle est spécialiste, on deviendra capable d’élaborer du faux bois ayant toutes les caractéristiques et les nuances du vrai ou bien des matériaux incassables ou auto-réparants.

Laboratoire Photons Et Matière, CNRS- ESPCI Paris-Université Paris 6

  • Le lotus, de la spiritualité à l’hypertechnologie (extrait)
    Le lotus, symbole intemporel de pureté et d’élévation spirituelle, est aujourd’hui l’emblème d’une révolution technologique. Cette fleur a toujours exercé un grand pouvoir de fascination, notamment grâce aux étonnantes propriétés hydrophobes de ses feuilles : elle repousse l’eau et garde ainsi ses feuilles immaculées. C’est « l’effet-lotus » !


Réalisation : François-Xavier Vives - Production : Le Miroir, CNRS Images, ARTE France et MNHN (2010)


[1] Un procédé sol-gel permet d’obtenir des matériaux vitreux sans recourir à la fusion à haute température mais en utilisant la polymérisation de précurseurs en solution.