Rechercher
Des polymères « bio-inspirés »
Le développement fulgurant de l’implantation de prothèses est lié à des problématiques aussi diverses que la conception, la sélection des matériaux, la pose ou encore la durabilité des prothèses. L’engouement pour une telle technique et les taux de réussite avérée s’accompagnent d’une surenchère des exigences de la part du corps médical et des patients eux-mêmes.
Rares sont aujourd’hui les spécialités de la médecine qui n’ont pas recours à des substituts (prothèses, implants) pour remplacer des éléments défectueux de l’organisme : chirurgie générale, cardiovasculaire, orthopédique ou esthétique, endocrinologie, ophtalmologie, odontologie…
Dans un souci d’innovation et de recherche de procédés moins invasifs, la nature et les propriétés [1] des matériaux constitutifs de ces prothèses doivent répondre à une règle dite des 3B : biocompatibilité, biofonctionnalité et biodurabilité [2].
Des équipes de physico-chimistes s’emploient à étudier les interactions entre le matériau et les tissus vivants, et en vérifient la biocompatibilité, c’est-à-dire l’innocuité du matériau implanté avec le milieu vivant. La biofonctionnalité est la mise en adéquation des propriétés d’un biomatériau et de son utilisation.
Les polyméristes montpelliérains préparent des structures biodégradables aux propriétés mécaniques complexes pour des applications temporaires (vis d’ostéosynthèse). Après avoir assuré sa fonction, le polymère est dégradé par l’organisme et les produits de dégradation éliminés. Il ne reste alors plus aucune « trace » de la prothèse et les effets néfastes à long terme ne sont plus à déplorer, grâce à ces implants toujours plus novateurs, performants et accessibles dans des délais écourtés.
Institut des biomolécules Max Mousseron, CNRS-Universités Montpellier 1 et 2
