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Les traceurs fluorescents au service de l’hydrologie
La première utilisation d’un traceur fluorescent en hydrologie remonte à 1877 lorsque Johann Knop utilisa l’uranine (sel disodique de la fluorescéine) pour étudier le cours du Danube. Toutes les cartes montrent que ce fleuve se déverse dans la mer Noire à des centaines de kilomètres au sud-est de sa source. En fait, Knop a démontré que seule une petite partie atteint la mer Noire et la majeure partie se déverse dans la mer du Nord via le Rhin.
Les traceurs fluorescents, notamment la fluorescéine, sont de nos jours fréquemment employés en hydrologie pour la mesure de débit et également en hydrogéologie. C’est un outil précieux en particulier pour la société d’économie mixte Eau de Paris qui a en charge l’approvisionnement de l’eau pour la ville de Paris. En hydrogéologie, les traceurs permettent de mieux définir le réseau karstique des conduits souterrains, qui relie une source aux divers points d’engouffrement, des eaux de rivières de surface. Les traceurs sont également utilisés pour simuler une pollution anthropique ou naturelle, sans risques pour l’environnement. En comparant les résultats avec d’autres engouffrements d’un même bassin versant, on peut évaluer l’impact d’une pollution au niveau de la station de captage des eaux.
Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires, CNRS-ENS Cachan
