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Bioplastiques et agropolymères
Le recours à des polymères biodégradables d’origine renouvelable offre des perspectives plus que prometteuses. Différentes voies sont explorées. L’amidon, la cellulose, les protéines sont des macromolécules naturelles qui forment, après réalisation de prétraitements physiques ou chimiques appropriés, des matières plastiques artificielles convenant bien à des applications à courte durée de vie. Par fermentation de glucose ou d’autres saccharides, on peut obtenir des monomères tels que le lactide, le diester cyclique de l’acide lactique, qui conduit à des polyesters aliphatiques biodégradables venant concurrencer les plastiques conventionnels. Ces différents plastiques sont compostables et peuvent être placés au milieu des épluchures et autres restes alimentaires dans le bac de tri sélectif destiné aux bio-déchets.
Une troisième voie, qui s’inscrit davantage dans une logique d’évolution des matériaux conventionnels que dans une vraie rupture par rapport aux matériaux existants, consiste à utiliser un réactif biosourcé pour intégrer une part non négligeable de carbone renouvelable dans un polyester synthétique [1].
Les chercheurs rémois s’intéressent notamment à l’assemblage de polymères naturels de différentes origines afin d’obtenir des propriétés intermédiaires répondant de manière ciblée aux besoins des applications envisagées, en termes de tenue mécanique et de durabilité suffisante, sans compromettre, bien entendu, la biodégradabilité.
Institut de chimie moléculaire de Reims, CNRS-Université de Reims Champagne-Ardenne
[1] Poly(téréphtalate de propanediol-1,3), poly(succinate de butylène).
