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Les plastiques c’est fantastique, oui mais…

Les plastiques sont devenus incontournables dans les objets domestiques que nous manipulons au quotidien. Faciles à transformer, légers, polyvalents, colorés, ils se sont progressivement imposés de depuis les années 1950. Incassables, inoxydables, facilement nettoyables, ils s’intègrent parfaitement à un très grand nombre d’objets fonctionnels.

Arrêtons-nous à la cuisine. Ouvrons quelques portes d’armoire de rangement, regardons dans les tiroirs : spatule de cuisson (qui ne rayera pas), essoreuse à salade (sans risque de rouille), coque de robot ménager (résistante aux chocs)… Voilà des ustensiles et équipements qui vont pouvoir être utilisés plusieurs années sans problème. Des objets d’usage à long terme.

Ouvrons le réfrigérateur ou le placard à provisions. Des matières plastiques différentes, avec d’autres usages et donc d’autres caractéristiques apparaissent. Il s’agit d’objets à usage unique ou de courte durée tels que sacs, filets, films, flacons, bouteilles, barquettes, sachets… destinés temporairement à la poubelle de tri sélectif pour un avenir qui n’est pas toujours bien défini.

Le domaine de l’emballage utilise près de 40 % des 280 millions de tonnes de matières plastiques produites chaque année. Cet usage intensif des thermoplastiques de synthèse conduit à des quantités considérables de résidus, souvent mélangés ou souillés, qu’il est difficile de recycler utilement à un coût environnemental et économique raisonnable. La majorité des plastiques synthétiques sont constitués de macromolécules qui sont peu sensibles à la dégradation dans des conditions douces. La valorisation énergétique peut constituer une solution, si la combustion est optimale et si les émissions d’effluents sont bien maîtrisées.

Institut de chimie moléculaire de Reims, CNRS-Université de Reims Champagne-Ardenne