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Des azurants optiques pour un linge d’un blanc éclatant

Qu’elles soient en laine ou en coton, la couleur jaune pâle des fibres textiles s’accentue avec le vieillissement car elles absorbent la lumière dans le bleu et le violet. Comment rendre alors un tissus ou un vêtement bien blanc ? En superposant de la lumière bleue pour compenser l’absence de bleu ? Les lavandières et les teinturiers d’antan ont pensé à adsorber un colorant bleu sur les fibres grâce aux célèbres « boules bleues » à base de bleu de Reckitt ou bleu Guimet (bleu outremer de synthèse) qui eurent leur heure de gloire. En réalité, si le linge ainsi traité perd sa couleur jaune, il n’apparaît pas franchement blanc mais plutôt gris pâle.

Une autre solution beaucoup plus efficace consiste à imprégner le tissu avec un colorant qui émet de la fluorescence dans le bleu consécutivement à une absorption de la lumière dans le violet et le proche ultraviolet. Les azurants optiques dont le premier brevet date 1935, entrent désormais dans la composition de toutes les lessives. La fluorescence ajoute de la luminosité à la blancheur, d’où l’accroche bien connue, « laver plus blanc que blanc », autrefois employée par une publicité pour vanter les mérites des lessives, et repris par Coluche dans un sketch gravé dans les mémoires.

Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires, CNRS-ENS Cachan