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Que la lumière soit ! Mais avec mercure…
Progressivement, les ampoules à incandescence laissent la place à des lampes moins consommatrices d’énergie et réputées pour leur plus grande longévité. Cependant, ces lampes ne sont pas la panacée car elles contiennent du mercure, élément toxique pour la santé humaine et dangereux pour l’environnement.
Volatil lorsqu’il est sous forme élémentaire métallique, le mercure se dépose sur les particules atmosphériques et contamine les milieux terrestres et aquatiques. Intégré dans des espèces chimiques organiques ou inorganiques, il peut se retrouver dans la chaîne alimentaire. C’est un polluant « global », c’est-à-dire qu’il est présent dans tous les milieux et sous différentes formes. Inhalé, le mercure élémentaire métallique est peu toxique aux faibles concentrations, mais ingéré régulièrement, le méthylmercure peut gravement nuire au développement de l’être humain.
Il faut donc veiller à éviter la dispersion du mercure. Les thermomètres au mercure interdits à la vente depuis plusieurs années doivent être apportés aux déchetteries pour produits dangereux. Même consigne pour les piles « bouton ».
La quantité de mercure renfermée par une lampe à basse consommation est faible, de l’ordre de quelques milligrammes. Cependant, le bris des lampes entraîne la dispersion du mercure métallique dans l’atmosphère. Comme les tubes néons, ces lampes appartiennent à la classe des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), leurs composants pouvant être recyclés en quasi totalité. Aussi leur est-il interdit d’emprunter le circuit des déchets ménagers dont la première étape est un broyage mécanique qui brise immédiatement les lampes et rejette le mercure dans l’atmosphère. En France, l’organisme Recylum organise la collecte et le recyclage des lampes usagées.
