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Attention, air intérieur pollué !

À la différence de la pollution de l’air extérieur, plus médiatisée et faisant l’objet de nombreuses réglementations, celle de l’air intérieur frappe moins les esprits et est encore très peu codifiée. Pourtant, nous passons de 70 à 90 % de notre temps en vase clos, dans des locaux d’habitation ou de travail, dans des espaces publics, dans les moyens de transport… où nous sommes exposés à divers polluants, principalement par inhalation. L’environnement intérieur est à l’origine d’une grande variété de pollution allant des polluants et contaminants chimiques ou microbiologiques liés aux bâtiments, aux équipements domestiques et professionnels, en passant par l’environnement extérieur immédiat et les conséquences des comportements des occupants.

Depuis quelques années, l’attention est davantage portée sur cette problématique préoccupante en termes de santé publique. Si l’amélioration de l’isolation des logements et des bureaux, qui rentre pleinement dans le périmètre d’action du Grenelle de l’Environnement, permet une réalisation d’économie d’énergie importante, elle tend hélas à confiner la pollution intérieure en restreignant les échanges d’air avec l’extérieur. Le choix de matériaux de construction et de matériaux d’intérieur « éco-conçus » à faible émissivité d’émanations polluantes ne permet de diminuer que partiellement le niveau de pollution intérieure.

Face aux nombreux impacts de ce type de pollution intérieure sur la santé, nous assistons à la mise en place de normes de purification pour l’air intérieur et à l’utilisation de plus en plus fréquente d’appareils de traitement de l’air.

Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse, CNRS-Université Strasbourg 1