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Sex and the chimie

Pour les femmes (mais aussi pour nombre de couples), la grande révolution du XXe siècle a été la dissociation entre sexualité et procréation. Jusque-là, les femmes ne pouvaient guère faire l’amour sans risquer de « tomber » enceintes. Mais la chimie est venue apporter une libération que l’on n’a pas encore fini de mesurer. Via le plastique tout d’abord (si le préservatif était peu employé, le diaphragme et sa gelée spermicide ont connu un certain succès). Et surtout la pilule, autorisée en France par la loi Neuwirth de 1967, qui a permis des relations sexuelles qui n’étaient plus perturbées par « la peur au ventre ».

Pilule de plus en plus perfectionnée et allégée au fil des ans, implants… La panoplie chimique s’est enrichie. Le préservatif aussi, rendu indispensable par l’apparition du Sida, a été amélioré, et même parfumé. Mais il faut savoir (les enquêtes qualitatives le montrent) que la contraception orale est aujourd’hui négligée par certaines femmes qui invoquent l’écologie, pour se soustraire à une prise régulière… de la chimie justement (« je mange bio donc je ne vais pas ingérer des hormones », disent-elles). Des relations complexes donc entre sexualité et chimie.

Centre de recherches politiques de sciences Po, CNRS-IEP Paris