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Voir la vie en bleu

Si depuis l’ère paléolithique l’homme a exploité les matières colorantes naturelles – minérales, végétales et animales –, il fabrique lui-même depuis longtemps nombre de pigments et colorants en mettant en œuvre des synthèses chimiques plus ou moins élaborées. Réduire le coût et inventer de nouveaux principes colorants, tels sont les objectifs. Ainsi la diversité actuelle des matières colorantes tient-elle beaucoup des progrès de la chimie au cours des siècles, véritable inspiratrice de nouveaux colorants pour la teinture et de nouveaux pigments pour la peinture.

Le bleu est la couleur préférée des Européens, et des Français en particulier. Des jeans au drapeau de l’Europe, il est omniprésent. Et les pigments de couleur bleue ont toujours eu la faveur des peintres. Parmi les bleus les plus connus, on citera : l’indigo, le pastel, le bleu outremer, le bleu égyptien, l’azurite, le bleu de Prusse, le bleu de cobalt, le bleu phtalo, le bleu Klein.

Le pastel : une tradition perdue
Le pastel des teinturiers était extrait d’une plante, la guède, cultivée dans le sud de la France. Le principe colorant est identique à celui de l’indigo. L’arrivée de ce dernier au XVIIe siècle fit décliner la culture de la guède qui disparut presque totalement au XIXe siècle. Un agriculteur de la Somme tente actuellement de renouer avec cette tradition.

Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires, CNRS-ENS Cachan