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Des capsules « intelligentes »

Pour délivrer un contenu, on utilise souvent des supports en silice. La propagation se fait alors via les pores de la silice ou par dissolution de celle-ci, mais elle n’est pas ou très peu contrôlée.

Afin de pallier cet inconvénient majeur, des scientifiques bordelais ont eu l’idée de disperser de l’huile pouvant contenir un agent spécifique, dans de l’eau. Cette émulsion est constituée d’huile liquide à température de fabrication (entre 35 et 65°C) qui devient solide à température ambiante. Une coque de silice est ensuite polymérisée autour des gouttes refroidies : on obtient alors des capsules stables au stockage. Il est dès lors possible de provoquer la libération du contenu des capsules en les chauffant au-delà de la température de fusion de l’huile. Le passage de l’état solide à l’état liquide s’accompagne d’une expansion volumique de l’huile confinée, suffisante pour casser l’écorce de silice. Un autre paramètre est ajustable : le mode de libération du contenu qui peut s’effectuer soit par trains de gouttelettes (en ajoutant des molécules tensioactives dans l’eau), soit en totalité et en une seule fois, ce qui permet de contrôler la vitesse de libération du contenu.

Le principe, breveté, est très simple, peu coûteux, avec de multiples champs d’application. Cette technique pourrait par exemple jouer le rôle de témoin de conservation d’aliments, permettre la délivrance d’un parfum dans l’air, sur un textile ou sur la peau, ou délivrer par exemple des pesticides ou des bactéricides au-delà d’une certaine température.

Centre de recherche Paul Pascal, CNRS