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Fibre de nanotubes de carbone : elle a l’étoffe d’une grande !

Les nanotubes de carbone sont constitués des mêmes feuillets élémentaires constitutifs du graphite, enroulés sur eux-mêmes. Objets les plus résistants connus à ce jour, ils présentent également une excellente conduction thermique et électrique les destinant à de nombreuses applications : composites légers, conducteurs à hautes performances mécaniques, actionneurs ou muscles artificiels, textiles intelligents, capteurs…

Cependant, pour exploiter ces propriétés, il est nécessaire de les assembler à une échelle macroscopique. C’est chose faire par une équipe de chercheurs bordelais qui ont mis au point un procédé permettant d’obtenir une fibre macroscopique à base de nanotubes de carbone. Initialement dispersés dans une solution aqueuse et stabilisés par des tensioactifs, les nanotubes sont filés par coagulation en solution en injectant la dispersion de nanotubes dans l’écoulement d’une solution aqueuse de polymère coagulant. Ces fibres, conductrices, possèdent des énergies de rupture (énergie que la fibre est capable d’absorber sous forme de déformation avant de se rompre) cinq fois celles de la soie d’araignée, matériau inégalé jusqu’alors.

Cette résistance est une propriété recherchée dans les textiles de protection comme les casques, les gants, les vêtements de manutention ou les gilets par balle. La conductivité électrique laisse entrevoir la possibilité de réaliser des textiles conducteurs : tissus d’ameublement antistatiques, sièges automobiles ou textiles chauffants, vêtements capteurs de déformation et de mouvement…

Centre de Recherche Paul Pascal, CNRS