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Les diagnostics cliniques par fluorescence

Les tissus vivants sont naturellement fluorescents. Il s’agit d’auto-fluorescence due à la présence de diverses espèces excitables dans l’UV ou dans le visible. La fluorescence de ces composés dépend de la nature du milieu et peut donc être altérée par une modification pathologique des tissus.

Les premières expériences d’autofluorescence in vivo chez l’être humain ont débuté dans les années 1980 avec l’étude des flavines et riboflavines excitables dans le visible, et ne nécessitant donc pas d’endoscopes équipés d’une optique adaptée à l’UV. Puis l’autofluorescence du NADH dans des tissus bronchiques et stomacaux a pu être mesurée chez des patients atteints de tumeurs : les études ont montré que l’intensité d’auto-fluorescence du NADH est d’autant plus faible que le stade de la tumeur est avancé. Cette observation a ouvert la voie à la détection précoce de tumeurs cancéreuses par autofluorescence (dans la vessie par exemple). Un tel diagnostic est particulièrement intéressant car les chances de succès des thérapies sont d’autant plus grandes que le degré d’invasion est faible.

Parfois, on injecte un colorant fluorescent comme traceur. C’est le cas de l’angiographie rétinienne, où la fluorescence d’un colorant (fluorescéine) est exploitée pour établir le diagnostic de certaines maladies de l’œil (rétinopathie diabétique par exemple). C’est un excellent moyen de connaître l’état des vaisseaux de la rétine et de détecter d’éventuels néovaisseaux (dans le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge) susceptibles d’être traités par laser (photocoagulation par exemple).

Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires, CNRS-ENS Cachan