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De l’encens qui brûle… des nanoparticules qui naissent !

L’encens est utilisé depuis la nuit des temps… ou presque. En effet, l’encens a une histoire des plus prestigieuse : longtemps l’égal de l’or, son commerce a sans nul doute été à l’origine de nombreuses fortunes… Et ce commerce perdure à travers les siècles, puisque l’encens est très toujours utilisé pour parfumer l’air intérieur des habitations.

Son utilisation repose sur un processus de combustion qui conduit inévitablement au dégagement d’une épaisse fumée odoriférante qui est à l’origine même de son emploi. Le seul fait d’allumer un bâton d’encens va créer une fumée contenant des particules d’une centaine de nanomètre de diamètre qui se disperseront au sein d’une maison en quelques dizaines de minutes. Et cette fumée est constituée de ce que l’on appellerait désormais des polluants ! (Au travers des siècles, les sociétés changent !) Au voisinage même du bâton, la concentration en particules peut atteindre plus de 25.000 particules par cm3… Ces nanoparticules transportent des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs), dont certains sont reconnus toxiques pour la santé. Très récemment, une exposition prolongée à cette fumée a été soupçonnée d’être associée au développement de cancer du poumon et des voies respiratoires.

Attention, l’encens est peut-être propice à la méditation, mais pas uniquement…

Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement de Lyon, CNRS-Université de Lyon 1