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Nos données de demain sur une molécule ?

En informatique, les demandes de la société en termes de capacité de stockage de l’information augmentent de façon exponentielle et sont à l’origine du développement des nanosciences : stocker toujours plus dans un volume le plus petit possible et le plus rapidement possible. Pour miniaturiser encore les dispositifs et donner ainsi plus de liberté aux utilisateurs, de nombreux chimistes synthétisent de nouveaux matériaux commutables, pouvant basculer d’un état (OFF = 0) à l’autre (ON = 1) sous l’effet d’une impulsion extérieure (variation de température, pression, impulsion lumineuse, magnétique ou électrique), et garder en mémoire l’état dans lequel ils se trouvent. Les chimistes espèrent ainsi réussir à stocker de l’information sur quelques atomes.

Dans la famille du bleu de Prusse, des chercheurs bordelais et américains ont synthétisé et étudié une petite molécule (1,8 nm) capable de commuter : non magnétique au départ, elle le devient sous l’effet de la lumière et retrouve son état initial par chauffage. Ce composé répond donc parfaitement à la fonction de stockage des composants classiques de nos disques durs entre deux états magnétiques et optiques que l’on peut coder « 0 » et « 1 ».

Ces résultats illustrent la capacité de la chimie à concevoir, à l’échelle de quelques atomes, de nouvelles molécules pour le stockage de l’information dans les ordinateurs de demain, et ouvrent ainsi de nouvelles perspectives dans la miniaturisation des mémoires d’ordinateurs.

Centre de recherche Paul Pascal, CNRS