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Que d’eau, que d’eau !

Bien rare et précieux, l’eau est à la fois ressource et milieu de vie. Sa qualité doit être préservée et son usage maîtrisé. La quantification de la consommation d’eau d’un pays se limite en général à la consommation directe ou apparente, et représente l’ensemble des prélèvements opérés au sein de ce pays afin d’en satisfaire les besoins domestiques, urbains, agricoles, industriels, énergétiques… Cette approche ne permet pas de comprendre ni d’évaluer l’impact d’un pays sur la ressource en eau des autres États.

Dans un contexte de globalisation des échanges économiques, de transformation des modes de vie, en particulier des pratiques alimentaires, la gestion de la ressource en eau et les conditions de son utilisation s’assortissent d’une délocalisation d’une partie de sa consommation. L’eau qui n’est plus seulement une ressource de proximité, fait l’objet de transferts virtuels (on parle aussi d’eau virtuelle) sous la griffe des chercheurs en urbanisme et en environnement.

Ce concept original, qui tient compte des quantités d’eau mises en jeu par les échanges internationaux, désigne les volumes d’eau nécessaires à la production des biens et des services importés ou exportés par un pays donné : cette eau ne voyage pas avec les produits, mais a bien été consommée au lieu de production. À titre d’exemple, la production d’une tonne de bœuf nécessite environ 14000 m 3 d’eau, celle d’une tonne de riz 1400 m3 et celle d’une tonne de blé 1200 m3. L’importation d’une tonne de bœuf, de riz ou de blé représente donc un transfert virtuel d’eau s’élevant respectivement à 14000 m3 , 1400 m3 ou 1200 m3.