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Portrait

La saga Beineix commence par une enfance parisienne entre le XVIIème arrondissement populaire et la place Clichy, à laquelle le réalisateur reste fidèle encore aujourd’hui. Des débuts marqués par une scolarité cahotante, un passage éclair dans le monde des carabins puis Jean-Jacques Beineix entre de plein pieds dans le monde qu’il découvre être le sien et qui l’attend : le cinéma.

L’apprenti-réalisateur doit patienter pendant douze longues mais formatrices années comme assistant auprès de Jean Becker, René Clément, Claude Berri, Claude Zidi. Il se forge ainsi une expérience sur des plateaux télés puis dans des studios de cinéma, mettant à profit l’observation du travail de grands professionnels. Et puis c’est l’aventure, la sienne...

Diva déchire l’écran en 1981, séduisant le continent américain et l’Asie, notamment le Japon, et récoltant quatre César.

La Lune dans le caniveau se fait éreinter par la critique cannoise deux ans plus tard - la rançon du succès précédent sans doute- mais n’a pas dit son dernier mot.

37°2 d’après le livre de Djian, devient le film culte d’une génération et révèle la star Béatrice Dalle en 1986, superbe avant-goût de Roseline et les lions, une autre histoire d’amour fou, inspirée, cette fois, des récits d’un dompteur de fauves.

IP5 annonce le monde de demain avec ses jeunes graffeurs de banlieue à l’imagination neuve, confrontés à la sagesse des anciens incarnés par Yves Montand.

Enfin, Beineix affronte la psychanalyse dans Mortel transfert, une comédie-polar au service de l’introspection...

Le créateur ne taquine pas seulement la muse fiction, investissant également le territoire documentaire : « Enfants de Roumanie », « Otaku », « Place Clichy sans complexe », « Assigné à résidence ».

En 2001, « Loft paradoxe » est un coup de poing en forme de réflexion sur notre “société du spectacle” ? où l’oeil de la caméra ne lache plus personne, filmeurs comme filmés.

Le cinéaste s’intéresse aussi au travail des autres à travers Cargo films, sa maison de production, et en 2003, il se lance dans une nouvelle aventure avec l’adaptation de l’Affaire du siècle en bande dessinée.

En 2008, Beineix signe le nouveau film du CNRS, "L2i-Les deux infinis" et parraine la première édition du Festival Cinémascience.