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Ateliers cinéma et science

Les ateliers cinéma et science tournent en région en 2011 !

Des rencontres pédagogiques, sous forme d’ateliers, autour d’une thématique scientifique donnée, en s’intéressant à la façon dont le cinéma la représente, mettant ainsi en lumière les interactions qui existent entre l’art et la science. Au travers d’un panorama d’extraits de films, l’atelier tente de mettre en évidence l’avancée des recherches et l’évolution des représentations dans le domaine choisi. Ces échanges entre un animateur, un chercheur et les scolaires, privilégient la liberté de parole, permettent le partage des connaissances scientifiques mais aussi l’accès à une culture cinématographique, sur le mode ludique. Les ateliers sont adaptables selon l’âge et le niveau des élèves.

Contact : claire.gouny dr15.cnrs.fr / nicolas.bredeau gmail.com

Les thématiques 2010 :

La conquête de l’espace

Comment la vision de l’espace s’est transformée au fil des découvertes scientifiques ? De la représentation naïve du voyage Terre-Lune et des Sélénites chez Méliès au réalisme de Sunshine, nous ferons un tour d’horizon des interactions entre l’industrie du spectacle et la recherche spatiale. Le cinéma a tour à tour été un espace d’imagination (en l’absence de connaissances, l’inconscient collectif se nourrit des images que lui offre le 7ème Art), puis un outil de vulgarisation (ainsi que de propagande, dans la perspective de lever des fonds, par exemple) et enfin une concrétisation visuelle des efforts déployés par les différentes agences spatiales, rendant intelligible les avancées et les travaux effectués, ces derniers échappant de fait à l’abstrait en se voyant représentés à l’écran.

Films supports :

Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902)

Destination… Lune !, d’Irving Pichel (1950)

2001, l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick (1968)

Capricorn One de Peter Hyams (1977)

L’Etoffe des Héros de Philip Kaufman (1984)

Apollo 13 de Ron Howard (1995)

Armageddon de Michael Bay (1998)

Sunshine de Danny Boyle (2007)

La figure du scientifique

Un panorama de la représentation du chercheur au cinéma. La première figure à apparaître est celle du savant fou (Caligari, Frankenstein, Jekyll), le progrès scientifique est vu comme une menace. Au sortir de la Guerre, le scientifique est souvent représenté comme atteint du syndrome de Cassandre. Ou pire, il devient un simple rouage anonyme, effectuant son travail de sape dans l’ombre. Plus tard, émergeront deux catégories différentes, enfantées par le « savant fou » originel : le chercheur devenu cobaye (Cronenberg, Verhoeven) et le scientifique excentrique. A la fin du siècle, le scientifique commence à s’intéresser à l’écologie ou au développement durable. Il est souvent représenté comme déconnecté du monde réel (comportement, tenue vestimentaire), mais le personnage contribue à rendre le monde meilleur, voire à le sauver. Pour finir, la figure montante est celle du scientifique geek ou nerd (les personnages de The Big Bang Theory).

Films supports :

Le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Weine (1922)

Metropolis de Fritz Lang (1927)

Docteur Jekyll & Mr Hyde, de Victor Fleming (1946)

Le Voyage Fantastique de Richard Fleischer (1966)

Retour vers le Futur de Robert Zemeckis (1985)

La Mouche de David Cronenberg (1987)

Jurassic Park de Steven Spielberg (1993)

Independence Day de Roland Emmerich (1996)

La guerre froide vue depuis les Etats-Unis

Le cinéma comme véritable outil de propagande. Au début de la Guerre Froide, un film émerge comme pacifiste, c’est Le Jour où la Terre s’arrêta, et son avertissement quant aux risques encourus d’une guerre atomique. Mais très vite, le cinéma de science-fiction se nourrit du conflit et entretient la peur du Rouge. L’envahisseur n’est pas pointé du doigt comme soviétique, mais le discours sous-jacent fait son œuvre. Apparait alors la figure du « méchant Russe », relayée par les films d’espionnage, de guerre mais également de conquête spatiale. Kubrick prend le contre-pied de cette représentation avec son Docteur Folamour, mais cela reste un exemple isolé. Le « Russe » continue de faire le bonheur des héros d’action, s’affirme encore plus comme l’ennemi ancestral. Des uchronies fleurissent, dans lesquelles le bloc soviétique envahit les Etats-Unis, la peur continue donc d’être attisée. Néanmoins, avec la chute du régime communiste au début des années 1990, le discours se tempère, et quelques films présentent des visions plus nuancées du conflit.

Films supports :

Le Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise (1951)

L’Invasion des Profanateurs de Sépulture de Don Siegel (1956)

Bons Baisers de Russie de Terence Young (1963)

Dr Folamour ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe de Stanley Kubrick (1964)

WarGames de John Badham (1983)

L’Aube Rouge de John Milius (1984)

A la Poursuite d’Octobre Rouge de John McTiernan (1990)

La Guerre selon Charlie Wilson de Mike Nichols (2008)

L’environnement dans l’animation

Dans cet atelier spécialement consacré aux classes de primaire, nous nous intéressons à la manière dont le cinéma d’animation (dont le public ciblé est principalement jeune) aborde le sujet de l’environnement et de l’écologie. De la protection des animaux au réchauffement climatique, en passant par la pollution des océans et des forêts, le dessin animé est un parfait vecteur pour diffuser un message écologique sans mettre à mal la dimension divertissante de ces films. De quoi faire de nos chères têtes blondes de parfaits citoyens ? En quoi l’anthropomorphisation des héros de dessins animés apporte plus d’empathie et privilégie l’identification chez le jeune spectateur ? Sont-ils plus impliqués que devant des images réelles documentaires ? Ce sont autant d’interrogations à leur poser directement (même si nous avons notre petite idée sur la question).

Films supports :

Pocahontas, une légende indienne de Mike Gabriel et Eric Goldberg (1995)

Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki (1997)

Fantasia 2000 – Segment « L’Oiseau de Feu » de Gaëtan et Paul Brizzi (1999)

Happy Feet de George Miller (2006)

L’Age de Glace 2 de Carlos Saldanha (2006)

Bee Movie de Simon J. Smith et Steve Hickner (2007)

Wall∙E d’Andrew Stanton (2008)

Les robots au cinéma

De la femme-robot de Metropolis de Fritz Lang (1922) à la société automatisée d’I, Robot d’Alex Proyas (2004), le robot est un des grands personnages récurrents du cinéma. Les premiers spécimens à faire leur apparition au cinéma sont le plus souvent l’oeuvre d’un concepteur unique, cette invention lui permettant d’asseoir sa supériorité intellectuelle et de contrôler sa créature à des fins personnelles, comme Robby le Robot dans Planète Interdite de Fred M. Wilcox (1956). Par la suite, les robots créés en série ne dépendent plus que d’une seule entité créatrice, ils deviennent des produits de consommation, mis au service de l’Homme. Les robots industriels, les humanoïdes métalliques (dont le plus célèbre représentant est C3PO de la saga Star Wars) et les cyborgs, comme le RoboCop de Paul Verhoeven (1987), sont clairement dissociables de l’être humain. Cependant, de par sa forte ressemblance physique avec l’Homme, l’androïde contribue à brouiller les frontières entre le vivant et le mécanique. De plus, l’intelligence artificielle lui, confère une totale indépendance. Aussi, il n’est pas rare que le cinéma de science-fiction s’intéresse aux possibles dérapages dont certains robots peuvent se rendre coupables, tout en s’interrogeant sur les responsabilités humaines qui incombent, à l’image des questions éthiques soulevées par Intelligence Artificielle de Steven Spielberg (2001). La mise en scène cinématographique s’avère un puissant vecteur d’identification, nous faisant pénétrer dans les cerveaux cybernétiques en adoptant le point de vue du robot, à l’instar de la vision noire et rouge du Terminator de James Cameron (1984). Des spéculations primitives aux récents modèles réalistes, le cinéma, dont l’appareillage mécanique en fait un cousin éloigné du robot, tend à ouvrir une fenêtre sur le futur proche des technologiques robotiques.

Films supports :

Metropolis de Fritz Lang (1925)

Le jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise (1951)

Planète interdite de Fred M. Wilcox (1957)

2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (1968)

Star Wars : épisode IV - Un nouvel espoir (la guerre des étoiles) de George Lucas (1977)

Alien, le huitième passager de Ridley Scott (1979)

RoboCop de Paul Verhoeven (1987)

Terminator 2 - Le jugement dernier de James Cameron (1991)

A.I. Intelligence artificielle de Steven Spielberg (2001)

I, Robot de Alex Proyas (2003)

L’aéronautique au cinéma

Au moment où les premiers prototypes d’avion remontent les pistes de décollage, le 7ème art n’en est encore qu’à ses balbutiements. Une complicité naturelle se crée alors entre les deux disciplines, et dès la fin de la Grande Guerre, le cinéma se fait l’écho des exploits des pilotes militaires, qui deviennent alors les premiers véritables héros de films d’aventure. Afin de restituer au mieux le réalisme du domaine aéronautique, le cinéma n’aura de cesse de s’entourer de consultants, en collaborant étroitement avec les pilotes et les ingénieurs, et surtout d’utiliser le plus souvent de véritables appareils et de s’en servir pour effectuer de réelles prises de vue aériennes. Qu’il s’attache à relater des exploits contemporains (les prouesses de l’aéropostale, les combats héroïques de la Seconde Guerre Mondiale) ou qu’il rende rétrospectivement hommage aux précurseurs (les pionniers du « plus lourd que l’air », Lindbergh survolant l’Atlantique, Chuck Yeager dépassant le mur du son), nous retrouvons constamment ce souci de la reconstitution exacte. La construction de nouveaux modèles plus performants se fait toujours conjointement à l’évolution des techniques cinématographiques. Le cinéma peut alors même servir de vitrine promotionnelle, comme ce fut le cas pour Top Gun, véritable hagiographie des pilotes de chasse, qui a autant rempli les salles obscures que les cabinets de recrutement de l’Air Force. L’aéronautique constitue une source inépuisable de grandes et petites histoires, dans lesquelles le cinéma pioche encore aujourd’hui, suscitant à chaque fois l’engouement auprès du public.

Les anges de l’enfer de Howard Hughes (1930)

Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks (1939)

L’odyssée de Charles Lindberg de Billy Wilder, (1957)

Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines de Ken Annakin (1965)

La bataille d’Angleterre de Guy Hamilton (1969)

Airport de George Seaton (1970)

L’étoffe des héros de Philip Kaufman (1983)

Top Gun de Tony Scott (1985)

Aviator de Martin Scorsese (2004)

Pour tout renseignement ou demande d’inscription écrivez à cinemascience services.cnrs.fr.