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«Bambusa vulgaris» (Papouasie, Nouvelle Guinée), bambou qui peut dépasser les 20 mètres de hauteur. Grâce à des réactions chimiques très rapides, certaines espèces peuvent atteindre une croissance d’un mètre par 24 heures.

© CNRS Photothèque

 


SOMMAIRE

CRÉDITS

   

Lors d’une transformation chimique, le passage de l’état initial (mélange des réactifs) à l’état final (mélange des produits) nécessite un temps plus ou moins long. En effet, tout système siège d’une réaction évolue à une vitesse qui lui est propre. L’étude de l’évolution temporelle des systèmes chimiques constitue la cinétique chimique.
 
La cinétique s’emploie donc à étudier la durée d’évolution des systèmes chimiques. Pour ce faire, on mesure la durée de formation d’une quantité donnée d’un produit ou la durée de disparition d’une quantité donnée d’un réactif. Si la transformation étudiée s’accompagne d’un changement de couleur ou d’aspect, le suivi de la réaction est réalisable à l’œil nu. Par contre, si aucun changement visible ne se manifeste, le recours à des méthodes de mesure plus complexes est nécessaire. Différentes techniques, comme le titrage, la spectrophotométrie ou la conductimétrie sont couramment utilisées.
 
Du point de vue cinétique, on distingue trois catégories de réactions chimiques :
- Des réactions quasi-instantanées, dont la durée d’évolution est inférieure ou égale à la durée de persistance rétinienne (environ un dixième de seconde). Une telle rapidité rend l’étude cinétique plus complexe. C’est le cas par exemple de la plupart des réactions acido-basiques.
 
- Des transformations lentes, qui ont lieu sur des durées s’étalant de quelques secondes à quelques heures. Les techniques de mesures courantes sont alors facilement applicables.
 
- Des transformations extrêmement lentes, dont la durée de réaction est supérieure à une journée. La formation de la rouille (oxydation lente du fer) ou le vieillissement des vins en sont des exemples.