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Combinaison de laser et d'accélérateur à électrons, "Elyse" est un centre de cinétique rapide, capable de capter des milliards d'images par seconde et donc de saisir l'instant infinitésimal au cours duquel se transforme la matière.

© CNRS Photothèque

 


SOMMAIRE

CRÉDITS

   

La vitesse d’une réaction est une fonction directe du temps.

On définit la vitesse de réaction v à partir de l’avancement x de la réaction et du volume V du système réactionnel : v = (1/V).(dx/dt)
dx symbolise la variation de l’avancement de la réaction pendant l’intervalle de temps dt. Le quotient dx/dt représente ainsi la dérivée de l’avancement par rapport au temps.

Les techniques de suivi temporel des transformations chimiques (titrage, spectrophotométrie ou encore conductimétrie) permettent de déterminer l’avancement x d’une réaction à différents temps. La courbe x = f (t), qui a l'allure de la fonction logarithme, est alors exploitable. La vitesse de la réaction à un temps t donné est obtenue en déterminant graphiquement le coefficient directeur de la tangente à la courbe x = f (t) au point t considéré. Ce coefficient directeur est égal au quotient dx/dt, en divisant cette valeur par le volume de solution, on obtient la vitesse de la réaction.
 
Il est également intéressant d’analyser l’évolution de la vitesse de la réaction au cours du temps. Quelle que soit la transformation étudiée, la vitesse de réaction diminue avec le temps. L’allure de la courbe x = f (t) est toujours la même et le coefficient directeur de la tangente à un temps t donné diminue lorsque la valeur de t augmente donc lorsque la réaction avance. En effet, lorsque la transformation progresse, les réactifs sont consommés et leur concentration diminue. Cela correspond donc bien à un facteur cinétique qui ralentit la réaction.