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Etude aérobiomécanique d'un cycliste soumis à des tests de pédalage. Son corps est alors le siège de modifications métaboliques importantes, en particulier de réactions d'oxydoréduction.

© CNRS Photothèque

 


SOMMAIRE

CRÉDITS

   


Nombre de produits de la vie courante utilisent les propriétés oxydantes ou réductrices des composés chimiques.

Découverte il y a deux siècles, l’eau de javel est un mélange de chlorure de sodium (Na+ Cl¯) et d’hypochlorite de sodium (Na+ ClO¯). Ses propriétés désinfectantes et blanchissantes sont dues aux propriétés oxydantes de l’ion hypochlorite ClO¯.

De même, l’utilisation de l’eau oxygénée H2O2 comme antiseptique (lavage de plaies et de blessures) provient de sa capacité à libérer du dioxygène lors de la réaction de dismutation. Une telle réaction intervient lorsque les rôles d’oxydant et de réducteur sont joués par la même espèce : H2O2 + H2O2 = 2 H2O + O2 (H2O2 est oxydant dans le couple H2O2/H2O et réducteur dans le couple O2/H2O2).
 
D'autres processus biologiques profitent également de ces propriétés. La production d’énergie sous forme de glucides dans les cellules du corps humain s’explique ainsi par des transformations chimiques en chaîne faisant intervenir des couples oxydant/réducteur comme O2gaz/H2Oliquide. Dans les muscles, le glucose est converti en acide pyruvique, lui-même oxydé en dioxyde de carbone CO2. Lors d’efforts physiques importants, le dioxygène manque à l’organisme et l’acide pyruvique est réduit en acide lactique, dont l’accumulation entraîne l’apparition de crampes.
Autre exemple, l’alcool consommé puis accumulé dans le sang est lentement dégradé par une série d’oxydations qui ont lieu dans le foie.