CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
CNRS Images
  Accueil > Géodynamique interne > Convergence lithosphérique > Collisions continentales

 

Convergence lithosphérique et phénomènes liés

 

 

Déplacez la souris sur les photos pour les afficher avec leur légende correspondante.

                    

 

Les collisions continentales proviennent du rapprochement de deux blocs continentaux. Ces rapprochements font suite à la résorption d’un océan grâce au fonctionnement des zones de subduction. Comme la lithosphère continentale ne peut pas être entraînée dans un phénomène de subduction, le rapprochement de deux blocs par subduction va se conclure par une collision des plaques. Cette collision, aussi appelée surrection tectonique, est à l’origine de la formation de chaînes de montagnes comme les Alpes ou l’Himalaya.

Les collisions entre continents créent des structures tectoniques caractéristiques dont l’élément le plus visible est le relief élevé des chaînes de montagne. Elles s’élèvent parfois à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Ces structures démontrent la présence d’une force compressive intense ; ce sont les plis lorsque la roche est ductile et les failles inverses lorsque la roche est cassante.
Ces plis et failles inverses peuvent transporter des segments de croûte lithosphérique sur plusieurs kilomètres, on parle alors de chevauchements. On peut aussi parler de nappes de charriage lorsque le déplacement se produit sur plusieurs dizaines de kilomètres. Les chaînes de montagne apparaissent comme un empilement de couches lithosphériques de différentes épaisseurs provenant de diverses époques et de profondeurs variées.

La compression constante et le raccourcissement horizontal des zones de collision entraînent un épaississement de la lithosphère continentale. Des études sismiques ont permis de démontrer que celle-ci se comporte sur l’asthénosphère comme un iceberg sur l’eau selon un mécanisme basé sur la poussée d’Archimède appelé "réajustement isostatique". Ainsi la partie enfouie de la montagne, la racine crustale, est 5 à 6 fois plus épaisse que sa partie émergente.





Accueil Imprimer Contact Crédits Plan du site