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La crise Crétacé-Tertiaire

 

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La dernière crise biologique remonte à 65 millions d’années et marque le passage du Crétacé au Paléogène. Elle est connue pour avoir provoqué l’extinction rapide des dinosaures à la faveur des mammifères. Grâce à cette crise, les mammifères ne seront plus dominés et pourront se diversifier. Ils s’imposeront dans tous les milieux et niches écologiques libérés par les dinosaures.

La limite entre la fin du Crétacé et le début de l’ère tertiaire est marquée sur le terrain par la présence d’une fine couche d’argile noire entre les deux strates géologiques. De part et d’autre de cette ligne, on observe des modifications importantes de la biosphère : les strates n’ont pas le même biofaciès. Sur la strate correspondant au début du tertiaire, la totalité des ammonites disparaissent ainsi que la plupart des foraminifères planctoniques. Sur la même strate, continentale cette fois, c’est l’ensemble des dinosaures qui disparaît au profit des mammifères.


Les causes de cette crise biologique

Deux hypothèses prédominent parmi les scientifiques qui tentent d’expliquer la modification rapide de l’environnement à l’origine de cette crise biologique : un impact de météorite et un volcanisme exceptionnel.


Un impact de météorite ?

De l’iridium en quantité anormale a été décelé dans la fine couche d’argile séparant le Crétacé du Tertiaire. Or l’iridium est un métal très rare sur Terre mais présent en grande quantité dans les astéroïdes… L’hypothèse du météorite sera renforcée par la découverte du cratère de Chicxulub, de 200 km de diamètre, dans la presqu’île du Yucatan au Mexique. Il se serait formé il y a 65 millions d’années suite à la chute d’un astéroïde de 10 km de diamètre.
La chute d’un objet extra-terrestre de grande dimension à la surface du globe peut avoir des effets dévastateurs sur la biosphère. Au delà de l’onde de choc et des incendies naissants suite à la grande libération d’énergie, les plus grands risques viennent de la diffusion de particules dans l’atmosphère. Dans le cas d’un impact sur les continents, les poussières injectées dans l’atmosphère bloquent les rayons du soleil pendant de longs mois, provoquant un « hiver d’impact ». Dans le cas d’un impact dans les océans, les gouttelettes d’eau propulsées dans l’atmosphère provoquent un « hiver d’impact » puis réchauffent la planète en renforçant l’effet de serre. Sans énergie solaire, c’est la fin de la photosynthèse et l'effondrement des chaînes alimentaires : plantes, herbivores, carnivores.


Un volcanisme intense ?

Une éruption volcanique exceptionnelle a eu lieu il y a 65 millions d’années en Inde dans le Deccan. Causée par un point chaud aujourd’hui situé à la Réunion, elle est responsable de la formation des trapps du Deccan et pourrait être à l’origine de la crise biologique.
La plupart des crises biologiques connues sont liées au volcanisme formant de vastes épanchements basaltiques de type trapps. Il s’agit d’un volcanisme intense de point chaud qui se déclare en zone continentale. Ses éruptions sont explosives et très productives. Elles projettent d’énormes quantités de gaz (CO2 et SO2) ainsi que des poussières volcaniques dans l’atmosphère pendant des centaines de milliers d’années. Cette durée longue s’accorde avec les disparitions plus lentes de certaines espèces.





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