CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique Le CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil CNRS Images
  Accueil > Génomes et évolution > Lignée humaine

 

 

Reconstitution 3D de la boîte crânienne de l'enfant de Mojokerto

Reconstitution tridimensionnelle de la boîte crânienne de l'enfant de Mojokerto. En utilisant les nouveaux outils de l'imagerie médicale, de la paléoanthropologie virtuelle et de la saisie scanner, des chercheurs ont pu réévaluer l'âge du décès de l'enfant fossile de Mojokerto (1 an environ au lieu de 4 ou 6 ans). C'est le plus jeune spécimen d'Homo erectus découvert en 1936 à Java en Indonésie. Il a donc été démontré que le cerveau d'Homo erectus avait une croissance rapide incompatible avec l'acquisition du langage articulé. Ce dernier serait donc apparu chez des populations plus récentes.

DE LA PREHISTOIRE A L'ACTUEL : CULTURE, ENVIRONNEMENT ET ANTHROPOLOGIE (PACEA) - TALENCE
© CNRS Photothèque / HUBLIN, Jean-Jacques
Référence : 2004n00713

 

 

L’Homme appartient au règne animal et à l’espèce Homo sapiens. Il possède des caractères propres qui sont apparus progressivement au cours de l’évolution.

 

 

 

 

 

Mâchoire inférieure du fossile d'un primate anthropoïde

 

 

 

 

Comparaison des chromosomes de l'homme et du chimpanzé

 

 

 

 

Squelette de Lucy

 

 

 

 

Fouille sur le site archéologique où ont été mis à jour des restes d'Australopithèques

 

 

 

 

La place de l'Homme dans le règne animal

En comparant les caractères dérivés que l’Homme partage avec les autres groupes, on peut le resituer dans le règne animal : l’Homme est un eucaryote, vertébré, tétrapode, amniote, mammifère, primate

Parmi les primates, qui possèdent des mains avec pouce opposable permettant la préhension et des ongles plats, l’Homme appartient aux hominoïdes. Ce groupe est caractérisé par l’absence de queue.
Il partage un ancêtre commun récent avec le Chimpanzé et le Gorille et forme avec eux le groupe des hominidés.
Il y a 7 à 10 millions d’années, la lignée humaine ou groupe des homininés s’est individualisée de la lignée des Chimpanzés. Cette divergence est marquée par l’apparition de caractères qui sont propres à la lignée humaine : une station bipède plus accentuée, un développement du volume crânien, une régression de la face et l’apparition d’activités culturelles.

 

Une évolution buissonnante

L’Homme est aujourd’hui la seule espèce vivante des homininés, mais plusieurs espèces fossiles témoignent de l’évolution de la lignée humaine depuis 6 millions d’années. Ces fossiles appartiennent à deux genres, Australopithèque et Homo dont plusieurs espèces, possédant des caractères de la lignée humaine plus ou moins développés, ont coexisté : c’est une lignée à caractère buissonnant.

Les Australopithèques présentent les caractères de la lignée humaine liés à la station bipède. Les fossiles ont tous été retrouvés en Afrique et datent de 4 à 1 millions d’années. Le plus ancien fossile appartient à l’espèce Australopithecus anamensis et le plus récent à l’espèce Australopithecus robustus.

Le genre Homo est très diversifié : les différentes espèces sont caractérisées par une augmentation progressive du volume de la boîte crânienne et un aplatissement de la face, mais aussi par des caractères culturels comme le développement d’outils. La plus ancienne espèce fossile (Homo habilis) a été retrouvée en Afrique et date de 2.5 millions d’années. Homo habilis était donc contemporain des Australopithèques. Une autre espèce fossile, Homo erectus, apparue en Afrique il y a 1.9 millions d’années, a aussi été retrouvée au Proche Orient, en Asie et en Europe. L’espèce Homo neandertalensis semble être issue de l’évolution d’Homo erectus en Europe.

 

L’homme moderne, Homo sapiens

Homo sapiens serait apparu en Afrique ou au Proche Orient il y a 100 000 à 200 000 ans. Il cohabitait avec Homo neandertalensis et tout deux maîtrisaient le feu.
Depuis 30 000 ans, l’Homo sapiens est le seul représentant de la lignée humaine. Il a colonisé l’ensemble des continents.

Au niveau génétique, toutes les populations humaines actuelles partagent les mêmes allèles. Elles seraient donc issues d’une population ancestrale commune. Les variations des fréquences alléliques s’expliqueraient par la distance géographique qui sépare les différentes populations.

 

 

Barre d'outils Accueil Imprimer Contact Crédits Plan du site