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Glycémie

 

 

Stock d'ADN dans l'étude du diabète et de l'obésité

Chambre froide +4°C où est stocké l'ADN de tous les patients participant à l'étude Diabète et à l'étude Obésité. On garde aussi dans cette chambre froide, les tubes de sérums avant de les envoyer pour des analyses biologiques, ensuite ils sont stockés dans une autre chambre froide à -20°C.

GENETIQUE DES MALADIES MULTIFACTORIELLES - LILLE
© CNRS Photothèque / CHATIN, Jérôme
Référence : 2004n00864

 

 

Les diabètes sont des maladies qui affectent le système de régulation de la glycémie. On les dépiste en mesurant le taux de glucose présent dans le sang à jeun : une hyperglycémie chronique, supérieure à 1.26g.l-1, définit un diabète. Le développement d’un phénotype diabétique dépend des interactions entre le génotype de l’individu et son environnement, en particulier son alimentation.

 

 

 

 

Différenciation de cellules souches en cellules du pancréas

 

 

 

 

Séquenceur d'ADN

 

 

 

 

Souris obèse

 

 

 

Les phénotypes diabétiques

Au niveau cellulaire deux phénotypes différents sont décrits :

  • Le diabète de type 1 ou diabète insulino-dépendant (DID)

Il est caractérisé par un pancréas modifié. Les cellules pancréatiques sécrétant l’insuline (cellules bêta) sont détruites par le système immunitaire tandis que le nombre de cellules sécrétant le glucagon (cellules alpha) augmente. Il apparaît chez des individus jeunes. Il est traité par des injections d’insuline tout au long de la vie de l’individu afin de pallier son absence.

  • Le diabète de type 2 ou diabète non insulino-dépendant (DNID)

Il est dû à des anomalies au niveau des cellules réagissant à l’insuline. On observe également une diminution de la sécrétion d’insuline au cours de la maladie. Les cellules cibles ne sont plus sensibles à l’hormone, c’est pourquoi on qualifie aussi ce diabète d’insulino-résistant.

 

Facteurs génétiques

Des études comparatives entre des populations d’individus “sains” et “diabétiques” ont montré une fréquence élevée de certains allèles chez les patients diabétiques. On dit qu’il existe une prédisposition génétique aux diabètes. Dans le cas du diabète de type 2, des études menées sur des animaux modèles ont permis d’identifier certains des gènes concernés et dont les protéines qu’ils codent interviennent dans la régulation de la sécrétion d’insuline.

 

Facteurs environnementaux

Chez des jumeaux vrais, donc de même génotype, lorsque l’un est diabétique, l’autre jumeau n’a que 40% de risque de l’être dans le cas du diabète de type 1, et 80% dans le cas du diabète de type 2. Cela signifie que le facteur génétique n’est pas le seul : l’environnement des individus, peut aussi favoriser la survenue d’un diabète.
Certains facteurs de l’environnement (aliments, virus,…) sont suspectés comme favorisant le déclenchement du diabète de type 1. Dans la plupart des cas, le diabète de type 2 est survenu suite à une obésité. Lutter contre ce facteur de risque par une alimentation équilibrée et une activité sportive aidera à prévenir le développement de ce diabète.

 

 

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