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Caryotype humain mâle

Caryotype humain mâle

STRUCTURE ET MUTAGENESE CHROMOSOMIQUES - PARIS
© CNRS Photothèque
Référence : 1989d00449

 

 

Chez les mammifères, le phénotype sexuel se met en place au cours du développement à partir du génotype. Les structures et la fonctionnalité des appareils sexuels mâle et femelle sont acquises en quatre stades.

 

 

 

 

 

Détermination génétique du sexe d'un individu

 

 

 

 

 

 

 

 

Phénotypes sexuels chez l'araignée de mer

 

 

 

 

 

 

Le sexe phénotypique indifférencié

Dés la fécondation, le sexe de l’individu est déterminé génétiquement mais l’appareil génital qui se développe a une structure indifférenciée.
L’embryon est soit XY, c'est-à-dire de sexe génétique mâle, s’il a hérité du chromosome sexuel Y de son père, soit XX, c'est-à-dire de sexe génétique femelle, s’il a hérité du chromosome X de son père.
A ce stade de développement, l’appareil génital est le même chez les deux individus : une gonade non différenciée et deux paires de canaux, canaux de Wolff et canaux de Müller.

 

Le sexe gonadique

Au cours du développement du fœtus, les gonades se développent sous le contrôle des gènes présents sur les chromosomes sexuels.
Le chromosome Y porte le gène SRY qui code pour la protéine TDF, exprimée dans les cellules gonadiques. Cette protéine induit la différenciation des gonades en testicules, les gonades mâles.
Les gonades de l’embryon de sexe génétique femelle (XX), se différencient en absence de protéine TDF, en ovaires, les gonades femelles.

 

Le sexe phénotypique différencié

Sous l’action d’hormones produites par les testicules, l’appareil génital se masculinise : la testostérone, produite par les cellules interstitielles de Leydig, contrôle la transformation des canaux de Wolff en voies génitales mâles (épididyme et spermiducte) et l’hormone antimüllerienne, produite par les cellules de Sertoli, provoque la régression des canaux de Müller.
En absence de ces hormones, les canaux de Müller persistent et se transforment en voies génitales femelles (trompes de Fallope, utérus et vagin) tandis que les canaux de Wolff disparaissent : c’est la féminisation de l’appareil génital.

 

La puberté

Sous le contrôle des hormones sexuelles (testostérone chez l’homme et oestrogène chez la femme), dont les concentrations augmentent à la puberté, l’appareil génital devient fonctionnel et les caractères sexuels secondaires se développent. L’individu est apte à la reproduction.

 

 

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