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Manipulation des virus en laboratoire

Un opérateur manipule des virus, sous le contrôle d'un autre, dans un laboratoire de confinement de classe P3 qui concerne les virus pour lesquels il n'existe pas de thérapeutique satisfaisante permettant la guérison, et pas de vaccin (comme le VIH, virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida).

VIROLOGIE ET PATHOGENESE VIRALE - LYON
© CNRS Photothèque / CHATIN, Jérôme
Référence : 2004n00188

 

 

L’Homme a mis au point la vaccination afin de prévenir les infections. Elle repose sur la propriété de mémoire du système immunitaire. Il existe déjà de nombreux vaccins contre différents micro-organismes infectieux (ex. vaccin contre le virus de la grippe). L’élaboration d’un vaccin anti-VIH est encore à l’état de recherche.

 

 

Coupe dans le derme d'une souris parasitée par un schistosome

 

 

Couple de schistosomes parasites

 

 

Mise en évidence de la variation antigénique chez les trypanosomes africains

 

La mémoire immunitaire

Lorsqu’un micro-organisme pénètre pour la première fois dans l’organisme, certains des lymphocytes B (LB) et T4 (LT4), reconnaissant spécifiquement les antigènes du micro-organisme, deviennent des cellules mémoires au lieu de se différencier en cellules effectrices de la réponse immunitaire acquise. Les LB et LT4 mémoires ont une durée de vie longue. Si le micro-organisme attaque une seconde fois l’organisme, ces cellules réagissent rapidement et assurent une réponse immunitaire plus efficace.

 

Les vaccins

Les vaccins reproduisent la situation naturelle de l’immunité acquise.

Lors de la vaccination, les antigènes caractéristiques d’un micro-organisme sont introduits dans l’organisme. La présence de ces antigènes déclenche une réaction immunitaire : des cellules mémoires spécifiques des antigènes sont produites. La vaccination assure ainsi la protection de l’organisme qui est “immunisé” de façon artificielle contre ce micro-organisme. Si celui-ci pénètre à nouveau dans l’organisme, la réaction sera immédiate et plus efficace et permettra rapidement son élimination.

La mise au point d’un vaccin anti-VIH se heurte à plusieurs difficultés. D’une part, le virus attaque directement les cellules de l'immunité et rend donc le système immunitaire inefficace. D’autre part, le taux de mutation du virus est élevé et ses antigènes, notamment les protéines de surface du virus, varient sans cesse. L’ensemble des cellules mémoires, acquises naturellement après une infection ou artificiellement après vaccination, constitue une partie du phénotype immunitaire d’un individu à un moment donné.

 

Un peu d'histoire

  • Mise au point de la vaccination par Louis Pasteur vers 1880.

 

 

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