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Visualisation de la structure interne de lymphocytes T4 infectés par le virus du sida. Cette représentation est rendue possible grâce à un traitement particulier combinant microscopie électronique et synthèse d'images. TRAITEMENT DU SIGNAL ET INSTRUMENTATION - SAINT-ETIENNE
Le système immunitaire assure la défense de l’organisme et entraîne l’élimination des éléments étrangers à l’organisme comme les agents pathogènes qui pénètrent à l’intérieur de l’organisme après avoir réussi à franchir les barrières naturelles (peau et muqueuse). Quand le système immunitaire est déficient, comme c’est le cas lorsqu’ un individu est atteint du sida, l’organisme ne peut plus lutter contre les infections.
Les réactions du système immunitaireOn distingue deux types de réactions immunitaires : l’immunité innée et l’immunité acquise. L’immunité innée, dans laquelle les cellules phagocytaires interviennent, est la première réponse déclenchée. Les réactions de l’immunité acquise se mettent en
place lorsque la réaction de l’immunité innée n’est pas suffisante pour
contrer le micro-organisme infectieux. Ces réactions reposent sur la
reconnaissance d’un antigène
(Ag) donné, par les trois grands types de lymphocytes
: B, T8 et T4, qui disposent de récepteurs membranaires spécifiques
de l’antigène.
Les LB spécifiques d’un antigène se différencient en plasmocytes qui
produisent et libèrent des anticorps spécifiques de l’antigène reconnu.
Les LT8 spécifiques d’un antigène se transforment en LT cytotoxiques qui se fixent, grâce à leurs récepteurs spécifiques, à l’antigène sur la membrane des cellules infectées. Cette fixation provoque l’exocytose, par le lymphocyte, de la perforine, une protéine qui forme un pore dans la membrane de la cellule, entraînant l’entrée d’eau, sels et d’enzymes : la cellule infectée éclate.
L’attaque du système immunitaire par le VIHLe VIH, virus de l’immunodéficience humaine, peut être transmis d’une personne contaminée à un autre individu lors de rapports sexuels non protégés, par voie sanguine ou encore d’une mère à son enfant au cours de la grossesse et de l’allaitement. Trois étapes se distinguent dans l’infection en fonction des réponses du système immunitaire :
Cette phase est caractérisée par des signes mineurs d’infection virale. Elle dure quelques semaines. Une fois dans l’organisme, le VIH pénètre dans les lymphocytes T4 et les macrophages, après fixation à un récepteur spécifique de ces cellules, la protéine CD4. Le rétrovirus, détourne le mécanisme de synthèse des protéines pour se multiplier. De nouveaux virus sont produits, sortent des LT4 infectés par bourgeonnement et se propagent dans l’organisme.
A ce stade aucun symptôme n’est visible. Par contre, on décèle dans le sang, la présence d’anticorps anti-VIH : l’individu est séropositif pour le VIH. Cette phase peut durer une dizaine d’années au cours desquelles les anticorps neutralisent le virus qui circule dans le sang en formant des complexes immuns et les LT cytotoxiques provoquent la lyse des LT4 et des macrophages infectés par le VIH. Les résidus de ces réactions sont éliminés par phagocytose. Le virus continue de se multiplier et la quantité de lymphocytes, bien que ceux-ci se renouvellent, diminue petit à petit.
Le syndrome de l’immunodéficience acquise ou sida se caractérise par l’apparition de nombreuses maladies dites opportunistes car le système immunitaire ne peut plus faire face aux divers agents pathogènes de l’environnement : le malade est immunodéficient.
Un peu d'histoire
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