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Neurones hypothalamiques sécrétant le GnRH

Lignée neuronale hypothalamique GT1-7 en culture provenant de souris transgéniques, sécrétant le neuropeptide GnRH qui régule les fonctions de reproduction.

INTERACTIONS CELLULAIRES NEURO-ENDOCRINIENNES - MARSEILLE
© CNRS Photothèque / DROUVA, Sophia
Référence : 1994d00836

 

 

Dans l’espèce humaine, la fonction de reproduction est sous le contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire et des gonades qui exercent un rétrocontrôle sur ce complexe. La régulation hormonale permet le maintien des caractères sexuels primaires et secondaires, c'est-à-dire du phénotype sexuel, et assure, chaque mois, chez la femme, les conditions favorables à la fécondation et à la nidation dans l’utérus d’un embryon éventuel. Le système de régulation ou homéostat de la fonction de reproduction tend à maintenir stable la concentration plasmatique de la testostérone, hormone sexuelle chez l’homme, et à fixer les variations de la concentration plasmatique des oestrogènes et de la progestérone, hormones sexuelles chez la femme. Ces hormones sont sécrétées par les gonades.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Loups de Méditerranée, modèle d'étude de la régulation de la reproduction par un facteur de l'environnement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terminaison neuro-hémale à GnRH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tubules séminifères de souris mâles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ovocytes d'étoile de mer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le complexe hypothalamo-hypophysaire

Ce complexe, situé dans l’encéphale, comprend des neurones dont les corps cellulaires sont situés dans l’hypothalamus et une glande endocrine, l’hypophyse antérieure.
L’hypothalamus libère de façon rythmique dans le sang porte hypophysaire une neurohormone, la gonadolibérine ou GnRH, qui stimule les sécrétions hypophysaires.
L’hypophyse antérieure sécrète, sous l’action de la GnRH, deux hormones, la FSH (Hormone folliculo-stimulante) et la LH (Hormone lutéinisante). Ces hormones libérées dans la circulation sanguine générale vont agir sur des cellules cibles situées dans les gonades.

Les gonades, testicules chez l’homme et ovaires chez la femme, assurent la production des cellules sexuelles, les gamètes (activité exocrine), et des hormones sexuelles (activité endocrine). Ces fonctions sont activées à la puberté et sont régulées par les sécrétions hormonales du complexe hypothalamo-hypophysaire.

  • Chez l’homme

Le complexe hypothalamo-hypophysaire contrôle l’activité continue des testicules, de la puberté jusqu’à la fin de la vie.
Sous l’action de la FSH, les cellules de Sertoli stimulent chaque jour la production de plusieurs millions de spermatozoïdes au sein des tubes séminifères, fins conduits repliés dans les testicules.
Sous l’action de la LH, la testostérone, hormone sexuelle mâle, est sécrétée en continu par les cellules de Leydig situées dans le tissu interstitiel autour des tubes séminifères.

  • Chez la femme

Le complexe hypothalamo-hypophysaire contrôle l’activité cyclique des ovaires, de la puberté jusqu’à la ménopause.
A chaque cycle, sous l’action de la FSH et la LH, un des follicules ovariens contenus dans l’ovaire évolue, produit un ovocyte et sécrète des hormones sexuelles femelles, les oestrogènes et la progestérone, dont les concentrations varient en fonction du stade d’évolution du follicule.

Le cycle ovarien est divisé en trois phases et dure en moyenne 28 jours. Lors de la première moitié du cycle, la FSH stimule la maturation des follicules ovariens et leur sécrétion d’hormones, les oestrogènes : c’est la phase folliculaire. En milieu de cycle, une forte sécrétion de LH stimule le follicule mûr et déclenche la libération d’un ovocyte prêt à être fécondé : c’est l’ovulation. Les 14 jours suivants, la LH induit la transformation du follicule post-ovulatoire en corps jaune et stimule ses sécrétions de progestérone et d’oestrogènes : c’est la phase lutéale.

 

Les hormones sexuelles

Les hormones sexuelles sécrétées par les gonades agissent à distance sur des organes cibles en se fixant à leurs récepteurs spécifiques. Elles contrôlent ainsi leur propre sécrétion en modulant l’action du complexe hypothalamo-hypophysaire (rétrocontrôle), et l’activité d’autres organes cibles (ex. : l’utérus chez la femme)

  • Chez l’homme

La testostérone va moduler sa propre sécrétion en exerçant un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : la concentration en testostérone est ajustée à sa valeur consigne.

  • Chez la femme

Les variations des concentrations des hormones ovariennes sont à l’origine d’une alternance de rétrocontrôles négatifs et positifs exercés sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. Lors de la phase folliculaire et de la phase lutéale, les œstrogènes et la progestérone sécrétées en faible concentration exercent un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. En milieu de cycle, une forte concentration d’oestrogènes exerce un rétrocontrôle positif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire dont les sécrétions s’amplifient (pic de LH) et provoquent l’ovulation du follicule arrivé à maturité.

Sous l’action des variations cycliques des concentrations d’oestrogènes et de progestérone, l’endomètre évolue de façon cyclique. Les modifications physiologiques de l’endomètre sont coordonnées avec les activités de l’ovaire pour permettre l’implantation d’un embryon au sein de l’utérus, suite à une fécondation éventuelle.
Le cycle utérin ou menstruel est divisé en trois phases parallèles au cycle ovarien. En fin du cycle, la chute des taux d’hormones ovariennes entraîne la desquamation de l’endomètre : cette phase est matérialisée par les menstruations (les “règles”) et dure 3 à 5 jours. Elle marque le début du cycle ovarien. Entre le 5ème et le 14ème jour, les oestrogènes stimulent la reconstitution de l’endomètre : c’est la phase proliférative. Au cours des 14 jours suivants, la progestérone contrôle le développement de la vascularisation de l’endomètre et des glandes utérines qui sécrètent du glycogène : c’est la phase sécrétoire.

S’il y a eu fécondation, l’hormone hCG (Gonadotrophine Chorionique humaine), sécrétée par l’embryon, prend le relais pour assurer la stimulation du corps jaune. Celui-ci continue de produire la progestérone responsable du maintien de l'endomètre qui est nécessaire à la gestation de l’embryon.

 

 

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