CNRS La lettre innovation

Partenariats, création d'entreprises, brevets, licences, événement... Retrouvez tous les mois les dernières actualités de la valorisation et de l'innovation au CNRS.

Écosystèmes

ICÉEL, le label Carnot de l'excellence scientifique et du transfert technologique en Lorraine

Le projet Econick, soutenu par ICÉEL, est un exemple emblématique de la créativité des scientifiques lorrains qui tissent des collaborations à l’échelle nationale. Ambitieux et pluridisciplinaire, Econick cible une production durable de sels de nickel.

illustration

L’institut Carnot Energie et Environnement en Lorraine (ICÉEL), labellisé dès 2007, a reçu pour mission de l’Etat de contribuer à la structuration de la recherche dans les domaines des matériaux, des procédés, de l’énergie et des ressources naturelles. Le but estde faciliter la dissémination des connaissances et du savoir-faire vers le monde entrepreneurial pour y promouvoir le développement économique. Fort d’un abondement annuel de plus de 1,5 million d’euros, l’ICÉEL met en œuvre une politique volontariste de projets de recherche entre tous les acteurs de ses 22 entités constitutives, soit plus de 1400 Equivalents Temps Plein. Mais l’action de l’ICÉEL ne s’arrête pas aux frontières lorraines, comme en témoigne le projet ECONICK.

Econick est un projet collaboratif soutenu par ICEEL (2011) rassemblant des équipes du laboratoire Réactions et génie des procédés (CNRS/Université de Lorraine), du laboratoire Sols et environnement (CNRS/Université de Lorraine/INRA/ENSAIA) et du Laboratoire interdisciplinaire des environnements Continentaux (CNRS/Université de Lorraine). Son objectif est de concevoir et dimensionner un éco-procédé pour produire des composés du nickel à partir de plantes. La filière est basée sur la combinaison :

  • De la phytoextraction du nickel par des plantes hyperaccumulatrices comme Alyssum murale,
  • D’un procédé hydrométallurgique breveté (WO2012103651) pour produire le sel double sulfate de nickel et d’ammonium.


Ce projet s’appuie sur la culture de plantes accumulant plus de 1% de nickel, ce qui permet d’atteindre des rendements de plus de 100 kg de nickel par hectare, pouvant ainsi conduire à la production de plus de 800 kg de sel double. La biomasse est incinérée, le nickel est extrait des cendres par attaque acide, puis la cristallisation et la purification du sel sont effectuées.

Le soutien d’ICEEL a permis aux équipes :

  • De progresser dans la connaissance de la physiologie des plantes et des mécanismes d’hyperaccumulation,
  • D’optimiser le procédé hydrométallurgique pour réduire les apports de matière et d’énergie,
  • De caractériser et d’augmenter la pureté du sel produit,
  • De transposer le procédé à l’échelle du pilote.


Les résultats obtenus ont permis au porteur, Marie-Odile Simonnot, de remporter le concours national d’aide à la création d’entreprises innovantes 2013, volet émergence (MESR-Bpi France). Ce prix a permis de financer une étude de liberté d’exploitation et une étude de marché, dans l’objectif de créer une start-up.

 
Contacts :
Denis Roizard / ICÉEL / T. +33 3 83 17 52 17 / denis.roizard@iceel.fr /
Jean-Michel Crompin / ICÉEL / T. +33 3 83 17 52 10 / jean-michel.crompin@iceel.fr /
Marie-Odile Simonnot / ECONICK / T. +33 3 83 17 51 90 / marie-odile.simonnot@univ-lorraine.fr