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Créations d'entreprise

12 start-up issues de la recherche publique remportent le concours Start-up Connexion

Start up Connexion, concours organisé par le Groupe AEF et le CNRS dans le cadre de la 8e édition des RUE, a permis, le 20 mars 2015, de donner l’opportunité à des jeunes sociétés innovantes issues de la recherche académique de valoriser leur projet et de rencontrer des investisseurs et des industriels susceptibles de les accompagner dans leur processus de création de valeur.

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Les start-up lauréates :

  •  OliKrom est portée par Jean-François Létard, Directeur de recherche CNRS et co-inventeur de neuf brevets CNRS et de deux brevets CNRS/Université Bordeaux, sous licence OliKrom. Olikrom propose des pigments intelligents qui changent de couleur à la température, à la pression et/ou à la lumière. Elle assure la R&D à façon, la production, l’intégration des pigments et l’assistance/ conseils. Les pigments OliKrom® sont le résultat de recherches fondamentales menées au sein de l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (CNRS). La société est lauréate du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes dans la catégorie Emergence et est soutenue par la Communauté européenne (FEDER), le Conseil régional d’Aquitaine et BPI France. En décembre 2014, Olikrom a finalisé une première levée de fonds auprès des fonds d’investissements Starquest Capital et Pertinence Invest. Les marchés ciblés sont entre autres ceux de l’aéronautique, du spatial, le packaging, l’art décoratif, avec des enjeux de sécurité, de traçabilité ou de décoration. L’ambition d’Olikrom est de devenir un leader mondial des pigments intelligents à changement de couleur.

 

  •  Watch Live, cofondée et dirigée par Manuel Ausserré, développe un instrument de recherche qui permet pour la première fois de regarder en direct les réactions électrochimiques. L'invention est issue des travaux de Dominique Ausserré, Directeur de Recherche CNRS à l’Institut des Molécules et Matériaux du Mans (CNRS/Université du Maine). Elle est protégée par quatre brevets CNRS/Université du Maine/Université d'Aix-Marseille. Après avoir été primée au concours Hello Tomorrow en 2014, l'entreprise lyonnaise est aujourd'hui soutenue par le Réseau Entreprendre du Rhône, Novacité et la SATT Pulsalys. L'instrument est basé sur un composant optique révolutionnaire avec deux propriétés : il permet de détecter des objets ultra fins (moins de 0,1 nm d'épaisseur) et il est conducteur pour l'électricité. Cet outil de recherche sera un accélérateur de R&D dans toutes les applications basées sur l'électrochimie : batteries, piles à combustible, catalyse, lutte contre la corrosion, électro-synthèse, etc.. Watch Live s'adresse d'abord à un marché de 20 000 laboratoires dans le monde. L'ambition de Watch Live est de devenir le leader mondial pour la visualisation des phénomènes électrochimiques.

 

  • Gimbal audio, portée par François Alouges, propose une solution audio 3D logicielle et matérielle, adaptable à tout type de casque audio. Ce produit donne à l’auditeur un rendu sonore comparable à celui d’un home-cinéma. Couplé à un lecteur multimédia, le rendu sonore est multicanal (5.1, 7.1, ...) naturel, immersif et dynamique sur un casque standard. Le cœur de marché visés sont les fabricants de casques et le grand public. Le projet est issu de recherches effectuées à l’Ecole polytechnique et a bénéficié d’un financement de pré-maturation au travers de l’IdEx Paris-Saclay. Le prototype étant aujourd’hui fonctionnel, la société prévoit d’intégrer un incubateur à très court terme.

 

  •  Polygon Physics, soutenue par l’Incubateur GRAIN-Grenoble (Satt GATE1) est portée par Pascal Sortais, spécialiste mondialement reconnu en sources d’ions et co-auteur de dix brevets (dont deux à l’origine de la création de la société). Elle propose une nouvelle classe de machines de dépôts de couches minces ; Multi beam sputtering (MBS). Celles-ci rendent la réalisation de couches minces complexes et de très haute qualité bien plus accessible aux différents acteurs du marché industriel. Le marché visé est celui des machines de dépôts en mode batch pour des traitements de pièces à forte valeur ajoutées (optique, médical, horlogerie, nanotechnologie, connectique). Le projet de Polygon Physics est de développer une version commerciale clé en main d’une machine de dépôts intégrant toutes les possibilités ouvertes par les prototypes du laboratoire et une automatisation complète afin de libérer l’utilisateur des coûts de maintenance et de formation inhérents à une technologie nouvelle. La conception d’ensemble est finalisée et le software d’automatisation se fondera sur les machines déjà fournies par Polygon Physics.

 

  •  Kalyzée, spin off d’Aix Marseille Université, incubée par Belle de Mai et Pépinière Marseille Innovation est portée par Stéphane Barbati. Elle développe des algorithmes d’indexation et d’enrichissement des images et du son dans les contenus audiovisuels. Elle délivre ainsi aux entreprises des solutions digitales performantes de communication audiovisuelle et valorise des travaux de recherche issus des laboratoires LIF et LSIS. Le marché visé est celui du vidéo mining (big data vidéo) qui s’adresse aux éditeurs pour leur permettre de mieux qualifier leurs contenus, et aux utilisateurs finaux pour leur permettre d’automatiser la recherche d’information dans les médias audiovisuels. Elle vise aussi celui de la formation, pour créer des vidéos de formation interactives avec quiz intégrés.

 

  •  Menapic, portée par Arnaud Devos, Directeur de recherche CNRS, est soutenue par Lille Métropole Innovation, le Conseil régional du Nord Pas-de-Calais, et BPI France, le CNRS et l’ISEN. Elle commercialise des caractérisations avancées de matériaux en couches minces sur un marché mondial en forte croissance. La société exploite une technologie laser brevetée par le CNRS permettant de détecter les faiblesses matériaux des produits high-tech. La technologie, sans contact ni destruction, est unique dans le domaine de la caractérisation d’interfaces et permet de diminuer le cycle de conception des produits innovants. Les principaux secteurs ciblés sont la micro-électronique, l’industrie du verre et le photovoltaïque. L’objectif de Menapic est de devenir équipementier : concepteur et fabricant d’équipements de mesure.

 

  •  Click4Tag est portée par Sam Dukan, Directeur de recherche mis à disposition par le CNRS, soutenue par la SATT Sud Est, BPI France, le CNRS, l’Incubateur Inter-universitaire IMPULSE et la pépinière d’entreprises de Grand Luminy Technopole. Elle développe et commercialisera des kits et automates permettant de détecter, dénombrer, identifier ou concentrer des microorganismes d’intérêts. Pour ce faire, Click4Tag exploite une technologie brevetée par le CNRS/Aix Marseille Université/Université Paris Sud et licenciée en exclusivité par la SATT Sud Est. Les marchés visés sont ceux impliquant la microbiologie en proposant l’obtention de résultats dans des temps record.

 

  •  Stanley Robotics, portée par Clément Boussard et Aurélien Cord, développe un service robotique de voiturier qui déplace et stocke tous les véhicules, sans modifier l'infrastructure existante. Les robots simplifient ainsi l’usage du parking, en offrant une expérience utilisateur enrichie et optimisent le ratio « nombre de voitures stationnées/surface occupée » de 30% à 60%. Le prototype industriel sera finalisé fin 2015. Un premier pilote sera déployé dans un parking de gare début 2016 en vue d'une commercialisation en juin 2016.

 

  •  PIGM’Azur, portée par Nicolas Volle, propose une solution à base de pigments naturels, non allergènes et non toxiques. Lauréate du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes dans la catégorie Création et développement, elle est accompagnée par l’incubateur PACA Est et la CCI Nice Côte d’Azur et elle est en partenariat avec le Centre de mise en forme des matériaux (CNRS/Mines ParisTech) et le Laboratoire de physique de la matière condensée (CNRS/UNICE). Ces pigments inspirés des couleurs Maya, fabriqués selon un procédé éco-compatible s’inscrivant dans une démarche de développement durable, offrent une large palette de couleurs naturelles et résistantes aux agressions extérieures (UV, pollution, milieux basiques/acides...) qui s’adressent aussi bien aux industriels (BTP, plastiques, encres, cosmétiques) qu’aux artistes. L’objectif de PIGM’Azur est de devenir, d’ici cinq ans, l’un des acteurs majeurs de la vente de pigments naturels au niveau international avec un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d’euros, en visant principalement les marchés des cosmétiques et des vernis.

 

  •  FREC’N’SYS, portée par Sylvain Ballandras, directeur de recherche CNRS, conçoit, fabrique et fournit des composants passifs pour les télécoms, des résonateurs et filtres de fréquence pour la défense et le spatial et des capteurs communicants pour les applications professionnelles et grand public. Ces capteurs constituent une avancée notable pour la mesure et le contrôle pour l’industrie et pour tout système fonctionnant à hautes température ou pression et nécessitant un élément de pilotage fondé sur une mesure physique. Ils résolvent le problème de la connectique (interrogation sans-fil) et de la qualité des capteurs (robustesse au-delà de 500°C avérée expérimentalement). Les marchés visés sont ceux de l’énergie, des transports et des suivis de procédés industriels principalement nationaux et germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse alémanique).

 

  •  PIXMAP, portée par Benoît Morisset, est issue du CNRS. Elle propose une technique bas coût et portable pour scanner en 3D, en temps réel et de façon photoréaliste, des objets de quelques millimètres d’épaisseur comme des environnements d’intérieur de plusieurs milliers de m2. La société, lauréate du Concours national de la création d’entreprise 2014 dans la catégorie Emergence, est accompagnées par la SATT Sud EST, l’incubateur PACA-EST et le Laboratoire informatique, signaux systèmes de Sophia Antipolis (CNRS/UNICE). Les applications sont nombreuses et touchent des marchés aussi différents que l’immobilier (visites virtuelles, clients : les réseaux d’agences, distributeur: seloger.com), la robotique (localisation et représentation de l’espace, clients : Honda, Toyota, PAL, Aldebaran, Google, les labos publics et privés), les jeux vidéos (réalité virtuelle, clients : les éditeurs de jeux), le marché PLM / CAD / ingénierie (clients : Autodesk, Siemens, Dassault Systèmes).

 

  •  S’Tile, portée par Alain Straboni et spin-off issue du CNRS, propose une technologie innovante de fabrication de cellules photovoltaïques, induisant une baisse du coût de 30 %) en réduisant l’utilisation des matériaux précieux (silicium de qualité solaire, argent et cuivre). Le nouveau concept de cellule intégrée, i-Cell, utilise un support en silicium fritté à partir de poudres de silicium à bas coût sur lequel est collée une très fine feuille de silicium monocristallin divisée en sous cellules. Accompagnée à ses débuts par l’incubateur Etincel, la société est forte d’un portefeuille conséquent de brevets, dont deux brevets CNRS en licence exclusive ; elle boucle actuellement son dernier tour de table pour la mise en place d’un pilote industriel de 15MW . Pour cela, la société collecte aujourd'hui des fonds sur la plateforme de financement participatif Wiseed. Le début de production de ses cellules est prévu en juin 2016. Le marché ciblé est celui des fabricants européens et africains de modules solaires pour le segment de marché des installations en toiture de petite et moyenne capacité nécessitant des rendements de conversion élevés pour un coût modéré.

 

 
Contact :
Karine Wecker-Blanda / Direction de la communication du CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr