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Créations d'entreprise

Le Lupuzor débute une étude clinique de phase III

ImmuPharma, start-up issue du CNRS, et le groupe Simbec-Orion, une CRO1 internationale, ont annoncé la signature d’un accord de collaboration pour lancer un essai clinique de phase III concernant un nouveau candidat médicament destiné au traitement du lupus, le Lupuzor.

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Le Lupuzor (aussi connu sous les noms de Rigerimod, IPP-201101 et peptide P140) a reçu le statut de « fast track » de la Food & Drug Administration (FDA) américaine et a été approuvé pour réaliser un essai de phase III conduit dans le cadre d’une évaluation de protocole spécial (EPS). L’étude multicentrique avec placebo va durer 52 semaines et inclura des patients recrutés dans plusieurs pays européens et aux Etats-Unis. Cet essai est une étude pivot réalisée pour démonter l’innocuité et l’efficacité du Lupuzor. Il s’agit de la dernière étape avant la constitution d’une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès des agences européenne et nord-américaine des médicaments (EMA, FDA).

Le CNRS et ImmuPharma ont signé en 2002 un accord de collaboration et de recherche avec une licence du brevet P140 issu des recherches du Laboratoire d’immunopathologie et chimie thérapeutique (CNRS). Un deuxième brevet en copropriété couvrant des dérivés de P140 a par la suite été déposé.

Des découvertes récentes de l’équipe de Sylviane Muller ont permis d’établir qu’une forme particulière d’autophagie dite médiée par les chaperonnes (CMA), qui est impliquée au travers des molécules du CMHII dans l’activation de cellules T, notamment auto-réactives, est suractivée dans le lupus.

En liaison avec l’équipe d’Ana Maria Cuervo du Albert Einstein College of Medecine (New York), l’équipe a démontré que le peptide P140 réverse l’hyperactivité de la CMA, de manière directe, expliquant son efficacité clinique remarquable chez les patients atteints de lupus. Cette efficacité et son innocuité démontrées lors d'études cliniques devraient permettre au P140 de devenir un traitement de choix dans d’autres pathologies auto-immunes chroniques dans lesquelles la CMA est hyperactive (syndrome de Sjögren, polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie…).

1 Contract research organization

 
Contacts :
Robert ZIMMER / Président ImmuPharma / robert.zimmer@immupharma.com
Sylviane MULLER / Laboratoire Immunopathologie et chimie thérapeutique / T. +33 03 88 41 70 22 / S.Muller@ibmc-cnrs.unistra.fr