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Start-up

Le CNRS à Viva Technology

Le CNRS, acteur majeur de la Deep Tech en France, participe à Viva Technology, du 16 au 18 mai à Paris à ce rendez-vous de la Tech mondiale en Europe.

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Avec près de 100 start-up créées par an, plus de 5 800 brevets, 1 400 licences actives et une vingtaine d’accord-cadre avec des entreprises du CAC 40, le CNRS est un acteur majeur de l’innovation en France.

Viva Technology (VivaTech) fait collaborer grands groupes et start-up pour un partage des technologies de demain avec tous les publics. Pour Jean-Luc Moullet, la participation du CNRS à cet événement marque l’engagement de l’organisme à accompagner le développement de ses start-up qui valorisent les résultats issus de ses laboratoires.

« Vivatech représente une opportunité pour le CNRS de montrer qu’il est un acteur majeur, en Europe, de la deep tech. Celle-ci se définit par des projets d’innovation basés sur des résultats de recherche fondamentaux et constitue depuis quelques années une tendance mondiale forte. Le marché regarde désormais avec un grand intérêt les start-up nées de résultats scientifiques. Les structures publiques s’y intéressent également, comme l’a montré récemment la création du conseil national de l’innovation, chargé de la politique deep tech de la France. Nous nous trouvons donc au sein d’un contexte très favorable car, par essence, le CNRS produit de la deep tech ! Il est important de nous positionner et de montrer nos capacités dans ce domaine », rapporte Jean-Luc Moullet, directeur général délégué à l’innovation du CNRS.

« Le panel des start-up issues du CNRS illustre, par la qualité des projets et la diversité des positionnements, toute l’étendue du champ des recherches conduites au sein de notre organisme. Nous présenterons huit start-up allant du domaine de l’énergie, avec la start-up Tiamat développant des batteries utilisant des ions sodium, au spatial, avec ThrustMe et ses satellites miniaturisés, en passant par les arts, et la start-up Mercurio présentant un scanner pour modèles 3D d’objets d’art, ou encore la santé, avec Sensome et ses capteurs ultra-miniaturisés. Le CNRS est sans doute le seul organisme capable de produire des connaissances et des start-up à ce niveau de qualité et de variété », explique le directeur général délégué à l’innovation.

Les huit start-up présentes au stand CNRS sont :  

Énergie :

Tiamat, issue du Réseau français sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) porté par le CNRS, conçoit, développe et produit des batteries utilisant des ions sodium dans un format industriel. Cette jeune société dispose aujourd’hui de plusieurs dizaines de prototypes fonctionnels, avec des batteries puissantes, à recharge rapide et durée de vie longue. Certains de ces prototypes, notamment une trottinette électrique, seront présents sur le stand du CNRS.

Nouvelles technologies :

Curve One, basée sur l’expertise du Laboratoire d’astrophysique de Marseille1, produit des capteurs incurvés destinés aux marchés des drones, des véhicules autonomes, des appareils photos et caméras, de l’astronomie ou encore de l’instrumentation scientifique. Plus légers et moins volumineux, ses capteurs permettent une qualité d’image améliorée et la suppression du vignetage.

Santé :

Fondée à partir des recherches menées au Laboratoire d’hydrodynamique2, Sensome propose des capteurs ultra-miniaturisés permettant d’identifier, grâce à l’intelligence artificielle, la nature biologique des tissus en temps réel. Cette technologie peut, par exemple, aider les médecins lors du traitement d’un AVC ischémique3

Spatial :

ThrustMe, issue du Laboratoire de physique des plasmas4, permet à l’industrie spatiale d’être économiquement et écologiquement durable en développant et en commercialisant des systèmes de propulsion électriques.

Arts et patrimoine :

Issue du laboratoire Modèles et simulations pour l’architecture et le patrimoine5, Mercurio propose un scanner pour créer rapidement et de manière automatisée des modèles 3D réalistes d’objets d’art de toutes tailles, du vase à la sculpture.

Télécommunications :

Greenerwave, issue de l’Institut Langevin6, est spécialisée dans l’optimisation des communications sans fils. La start-up développe une technologie reposant sur des miroirs intelligents qui contrôlent en temps réel les ondes électromagnétiques et permettent d’améliorer significativement la réceptivité des systèmes sans fils

Luxe :

Daumet, issue du laboratoire mixte CNRS/Thales, produit un matériau novateur composé d’or et de tungstène. Ce nouvel or, alliage d’or le plus blanc jamais obtenu et à la brillance de premier ordre, est un matériau éco responsable et respectueux de l’environnement à destination de l’industrie du luxe et de la bijouterie.

Environnement :

Bio Inspir’, sur la base des travaux menés au laboratoire de Chimie bio-inspirée et innovations écologiques7, étudie les vertus dépolluantes des plantes. Elle s’intéresse notamment à la menthe aquatique, aux capacités exceptionnelles d’épuration d’eaux chargées en éléments métalliques et organiques. Utilisée sous forme de poudre ou vivante, cette plante permet de dépolluer des eaux contaminées directement sur des sites industriels

Des chercheurs du CNRS seront aussi sur l’espace robotique :

  • Projet « PhantoMovControl » : Environ 75% des personnes amputées de bras présentent une mobilité de leur membre fantôme. En se basant sur cette information, des chercheurs du CNRS, d’Aix-Marseille Université, et de Sorbonne Université, en collaboration avec des médecins de l'IRR de Nancy, ont mis au point un prototype, présent à VivaTech, capable de détecter les mouvements du membre fantôme à partir de l’activité musculaire et de les faire reproduire par le bras prothétique. Une telle approche de contrôle de prothèse, intuitive et naturelle, ne nécessite aucune intervention chirurgicale et ne demande pas d’apprentissage aux patients.
  • Le robot AntBot : S’inspirant de la fourmi du désert réputée pour être une extraordinaire navigatrice solitaire, des chercheurs du CNRS et d’Aix-Marseille Université ont conçu le premier robot à pattes capable de se déplacer sans GPS. AntBot explorera l’espace robotique de VivaTech de manière aléatoire avant de rentrer à sa base automatiquement, sans GPS, ni cartographie. Son secret : une boussole céleste sensible à la lumière polarisée qui lui permet de retrouver son chemin.
  • Drone interactive : Cette startup issue du GIPSA-Lab (CNRS/Grenoble INP/Université Grenoble Alpes) à Grenoble vise à révolutionner l’industrie des parcs de loisirs en associant des drones au pilotage intuitif avec des jeux vidéo en réalité mixte, avec pour objectif de proposer des attractions multijoueur accessibles à tout public. Les algorithmes du GIPSA-Lab permettent en effet de piloter le drone en toute sécurité, en garantissant son maintien dans la zone autorisée et en évitant les collisions. Une nouvelle expérience ludique à découvrir durant VivaTech.

 

CNRS/Cnes/Aix-Marseille Université

CNRS/École polytechnique

3 Un accident vasculaire cérébral ischémique est provoqué par un manque d’oxygène dans une zone cérébrale

4 CNRS/École polytechnique

5. CNRS/Ministère de la Culture

CNRS/ESPCI

7 CNRS/Université de Montpellier

Contact :

Karine Wecker / Direction de la communication du CNRS / karine.wecker@cnrs.fr