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Le
chercheur doit fouiller le sol en appliquant une méthode
systématique qui lui permette de dresser une carte
extrêmement précise du gisement qu'il étudie. Il doit
prendre un grand soin à dégager méticuleusement avec
les outils adaptés (comme les tamis) toutes les pièces
rencontrées. C'est un travail de professionnels entraînés,
et d'amateurs sérieusement encadrés.
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| Vallée
de l'Omo ; Ethiopie
© Cnrs/Zuber |
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| Site
de Ménez-Drégan, Plouhinec dans le Finistère.
Vue frontale du gisement en cours de fouille laissant
apparaitre un habitat du Paléolithique infèrieur
(380 000 à 500 000 ans) sous lequel on distingue
nettement les parois d'un ancien couloir d'érosion
marine. Le site est aussi un témoin des variations
du niveau de la mer sous le littoral Atlantique. ©
Cnrs/Ministère de la Culture |
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Lorsque
les pièces sont dégagées, elles sont traitées pour
qu'elles se conservent avant d'être étudiées. En ce
qui concerne la paléontologie humaine l'outil principal
du chercheur est l'anatomie comparée. A partir
d'une très bonne connaissance de l'anatomie en général,
et plus précisément de celle des mammifères et des
primates, les fragments d'os peuvent être identifiés
et comparés à ceux d'autres échantillons ou à ceux
qui figurent déjà dans les collections des Musées.
La biomécanique permet une analyse fonctionnelle des
éléments de squelette retrouvés.
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Le
chercheur doit aussi observer le contexte des trouvailles,
en particulier les restes de la faune associée aux
fragments humains découverts et il doit être attentif
aux marques qui ont pu être conservées et qui apportent
des indications sur le climat, la végétation, les
éruptions volcaniques ou les inondations à l'époque
où ces hommes vivaient. Il s'agit donc de reconstituer
les paléoenvironnements, les cadres écologique et
bio-géographique.
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| Des
outils pratiques et théoriques sont utilisés : |
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L'analyse
des dentitions, notamment au niveau des microstructures
peut se faire selon les techniques des dentistes mais
aussi de la police scientifique. Elle met en évidence
les fonctions masticatoires.
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L'analyse
cladistique, une méthode classique en paléontologie
depuis 1960, compare des caractères anatomiques ou
moléculaires et tente de les utiliser pour établir
des niveaux de parenté proche et de ressemblance héritée
d'un ancêtre commun. La distribution des caractères
et des parentés est présentée
sous la forme d'un schéma, le cladogramme.
Lorsque l'on introduit une échelle de temps,
on obtient un arbre phylogénétique,
où chaque noeud se divise en deux branches,
comme le montre la chronologie présentée
sur ce site.
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La
paléontologie humaine bénéficie aussi des nouvelles
techniques d'imagerie : la numérisation des images
permet de comparer les pièces anatomiques, d'en faire
des reconstitutions en trois dimensions et d'imaginer
les évolutions de l'une à l'autre (techniques de "
morphing "). L'imagerie médicale contemporaine permet
d'extraire des informations nouvelles des matériaux
fossiles (par exemple la structure interne de l'oreille
de l'Homme de Neandertal, différente de celle des
autres groupes d'Homo).
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Les
techniques d'analyse moléculaire, notamment celles
qui sont appliquées à un séquençage
de l'ADN, peuvent être employées dans les rares cas
où des échantillons peuvent être obtenus à partir
des matériaux fossiles. Cependant, les méthodes d'analyse
des éléments des génomes peuvent être appliquées aux
espèces vivantes. Ainsi, l'orang-outan présente
3,46% de divergence moléculaire avec l'homme, le gorille
1,84% et le chimpanzé seulement 1,61% …
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Brin
ADN (gauche) et ADN en conformation B (droite).
©
Cnrs/Plailly/Lavery
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Les
techniques de datation permettent de déterminer
l'époque où les échantillons étaient biologiquement
actifs, par l'analyse isotopique notamment.
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| Voir
les liens : |
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http://www.iquat.u-bordeaux.fr/Pages/nsIPGQ/dates/nsdates.html
http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/tautavel/francais/
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