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Changement climatique : quel devenir pour les maladies ?

Biodiversité et maladies infectieuses : le rôle du climat

Tempête à Puerto Viejo de Talamanca (Costa Rica)
© Bruno Locatelli (www.locatelli1.net)

Anopheles sundaicus femelle. L'agent du paludisme est transmis par les moustiques femelles du genre anophèle. Le changement climatique avec les modifications de la température, des précipitations, de l’humidité qu’il entraîne, pèse sur le devenir de certaines maladies infectieuses et parasitaires qui affectent l’ensemble du monde vivant. Ce changement influence les aires de distribution des espèces qui remontent en latitude comme en altitude, perturbe la composition des écosystèmes et les interactions des espèces entre elles. Il agit sur les cycles de nutrition et de vie des organismes (vitesse de développement, nombre de cycles annuels…), sur leurs systèmes de défense et de reproduction, sur la floraison des plantes, sur la date de migration des oiseaux, sur la durée d’activité des insectes…
Pélican blanc (Famille Pelecanidae, Pelecanus onocrotalus) et Dendrocygne (Famille Anatidae, Dendrocygna viduata). Il intervient donc sur la répartition, l'abondance, le comportement, la dynamique, la structuration génétique des populations d’espèces vectrices et réservoirs. Il agit également directement sur les virus, bactéries ou parasites pathogènes, en sélectionnant des populations les mieux adaptées aux conditions environnementales qui pourront s'avérer plus ou moins virulentes. Enfin, le changement climatique peut modifier les relations que les agents pathogènes, les vecteurs et les espèces réservoirs entretiennent entre eux. © IRD Photothèque  / Dukhan, Michel© IRD Photothèque  / Lemasson, Jean-Jacques

L'agriculture mécanisée et en particulier la culture du soja, a transformé les savanes arborées des plateaux matogrossenses en d'immenses champs. Etat de Mato Grosso, région de la Chapada dos Parecis, commune de Sapezal. (Brésil) Plusieurs études scientifiques récentes ont montré l’incidence possible de la température, de la sécheresse et de la pluviométrie sur l’évolution géographique et temporelle des maladies infectieuses et parasitaires (choléra, paludisme, dengue...). Comme on attend, dans les années à venir, une augmentation significative de la température, il faut envisager les conséquences sur l’extension géographique de nombreuses maladies infectieuses et notamment celles transmises par des animaux vecteurs (paludisme, dengue). © CNRS Photothèque / Le Tourneau, François-Michel

Rédaction :

Manuelle Rovillé

Validation scientifique :

Serge Morand (Directeur de recherche à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier – Université Montpellier 2)

Sources de l'article


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