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Ville et biodiversité

L'architecture végétale


L’utilisation du végétal est comme un fil rouge dans l’œuvre d’Edouard François. Il y a une quinzaine d’années, l’une de ses premières commandes concerne un lotissement de gîtes ruraux en bordure du bourg de Jupilles, dans la Sarthe. Il végétalise au maximum ces constructions, bâties en lisière de la forêt, imbrique les logements dans les haies… "L’idée était autant de faire avancer le village dans la forêt que la forêt dans le village », résume-t-il.
S’il se refuse à une végétalisation systématique des façades, plusieurs projets de cette architecte urbaniste ont, depuis, mis en scène le végétal. La Tower Flower, finalisée en 2004, est un immeuble de trente logements sociaux construit dans la ZACde la Porte d’Asnières, dont les balcons sont ornés d’énormes pots plantés de bambous. "L’immeuble est situé face à un parc, il s’agissait donc, là encore, de l’inclure dans son environnement», explique-t-il.
En dehors de ce parti pris contextuel, l’architecte reconnaît de multiples vertus aux végétaux. "Utilisés en façade, ils créent une distance avec l’extérieur, empêchent l’échauffement des bâtiments, captent le ruissellement des eaux de pluie, absorbent le CO2… Les bambous de la Tower Flower génèrent aussi un bruissement apaisant, un peu comme un champ de roseaux. Les habitants des lieux m’ont confié que ce bruit a sur eux un impact psychologique positif très fort."
Prochain "défi végétal" pour l’équipe d’Edouard François, un immeuble d’habitation d’environ cinquante mètres de haut, bâti sur l’île de Nantes pour le groupe Giboire. "Pour ce projet, nous allons collaborer avec le botaniste Claude Figureau, directeur du jardin des plantes de Nantes, et avec diverses associations de protection de la nature. Ils nous aideront à déployer, sur la façade, des plantes à haute valeur d’accueil de la biodiversité." Trop tôt, pour l’instant, pour en dire plus, si ce n’est que cette œuvre aura la forme "d’un gros concombre"…

CNRS    sagascience