La ville-nature
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Bon calcul pour verdir les villes
A Paris, chaque habitant dispose, en moyenne, de 5,8 m2 d’espaces verts. Avec les bois de Boulogne et de Vincennes, cette surface passe à 14,4 m2. C’est beaucoup moins qu’à Rome, 321 m2 par habitant, Madrid, 68 m2, ou Amsterdam, 36 m2. Ces dernières années, des reconversions de terrains industriels ou ferroviaires ont permis à la municipalité de réaliser le parc André Citroën et celui de Bercy. Mais comment augmenter encore la végétalisation, dans cette ville ancienne et dense, alors que la disponibilité des terrains est limitée? Lors de la révision du Plan local d’urbanisme (PLU), après consultation des habitants, la municipalité a décidé de supprimer la possibilité de réaliser tous les espaces libres sur dalle, lors d’une construction. 20% d’entre eux devront être équipés en pleine terre. De plus, un pourcentage d’espace végétalisé supplémentaire sera calculé, en fonction du déficit en espaces verts du quartier et du "traitement" (pleine terre, terre sur dalle, toiture végétalisée, balcons plantés ...) "Ce "coefficient de végétalisation", ou "de biotope" devra être, au minimum, de 10% pour les quartiers les moins déficitaires en espaces verts (15%, pour les plus déficitaires) et pour une végétalisation du sol, de préférence en pleine terre », précise Mehand Meziani, architecte et urbaniste à l’Atelier parisien d’urbanisme, qui a réalisé le diagnostic du PLU de Paris. "Si la pleine terre est techniquement irréalisable, ajoute-t-il, le constructeur pourra aménager le double de surface végétalisée au sol sur dalle, le triple en toiture, ou cinq fois cette surface en mur végétalisé. Il peut bien sûr panacher sa réalisation entre ces différents traitements." Inspiré par les expériences de Berlin et d’autres villes d’Europe du Nord, cette initiative devrait être reprise en France, notamment par Lyon, dans le cadre de son nouveau PLU, en cours de révision.