La ville-nature
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"Biosourcé" n’est pas toujours Bio
Des yourtes en laine de yak aux huttes de torchis, et jusqu’aux constructions les plus modernes, les matériaux d’origine naturelle ont toujours été présents dans l’univers du bâtiment. Depuis peu, portés par la vague du "bio", ils ont même tendance à se multiplier. Ils interviennent dans la structure, dans l’habillage et, surtout, dans l’isolement. Hormis les isolants biosourcés "classiques" que sont le liège et les fibres de bois, de nombreuses autres références ont récemment fait une percée, à base de fibres de chanvre, de coton ou de lin, de paille, de plumes de canard, de laine de mouton … Dernièrement, on a même vu apparaître des isolants à base d’algues ou de coquilles d’huître!
Certains de ces matériaux d’origine biologique subissent des traitements, destinés à empêcher le développement d’acariens, de mites ou de champignons. D’où l’importance de vérifier, outre leurs performances techniques, leur innocuité sur les futurs habitants du logement. Quant à leur valeur ajoutée, elle porte, en théorie, principalement sur "l’énergie grise" que ces matériaux permettent d’économiser, c’est-à-dire l’énergie nécessaire pour les produire et les acheminer jusqu’au chantier. Mais, au regard de son bilan énergétique, un panneau qui fait plusieurs milliers de kilomètres avant d’être posé n’est peut-être pas si "vert", même s’il est en liège…